Tilak* avait conduit 40 familles de son village à la foi chrétienne en Inde. Mais des voisins hindous s’étaient plaint à un groupe d’extrémistes : «Tilak pollue l’esprit des villageois avec sa foi chrétienne!» Les hindouistes ont vite réagi. Ils ont saisi Tilak, l’ont ligoté et l’ont frappé à coups de bâtons tout en l’obligeant à ramper sur le sol rocailleux. Quand Tilak est resté inerte, ils ont appelé le médecin du village pour confirmer qu’il était bien mort. Finalement, ils ont jeté le corps dans un fossé. Puis ses agresseurs ont dit aux chrétiens :

«Comme votre Jésus a été frappé et tué, nous avons tué votre pasteur. Retrouvez son corps et enterrez-le!»
 

Les chrétiens sont partis à la recherche du corps de Tilak et l’ont rapporté au village. Il a été déposé dans une hutte pour lui rendre un dernier hommage. Soudain, Tilak s’est mis à bouger. Ses yeux se sont ouverts… Il était revenu à la vie ! Les villageois n’en croyaient pas leurs yeux ! Certains des hindouistes qui avaient agressé Tilak étaient présents. Ce sont eux qui ont été le plus choqués. Ils savaient ce qu’ils lui avaient fait. Quand Tilak s’est réveillé, il a entendu des gens dire : «C’est parce qu’il croyait en Jésus.»

 

Un homme très pauvre avec un très grand cœur

Bien que miraculeusement ressuscité, les problèmes de Tilak n’étaient pas terminés. Un an plus tard, ses agresseurs ont menacé de tuer toute sa famille s’il ne quittait pas le village. «Nous sommes partis tout de suite, sans rien emporter. Six heures plus tard, nous étions dans un autre État de l’Inde», dit-il. Là, dans cet autre village, un chrétien a proposé de partager sa maison avec la famille de Tilak. «Sa maison comprenait juste une petite pièce. Il a mis un drap comme rideau au milieu de la pièce. Il m’a dit que nous pouvions rester et que nos deux familles pourraient s’entraider pour survivre», se souvient Tilak.

 

Dieu a toujours un plan

Une année s’est écoulée et les deux familles partagent toujours le petit logis, soutenues par une aide concrète des partenaires de Portes Ouvertes. Mais la famille de Tilak reste traumatisée : «Nous n’avons pas eu le courage de parler de l’Évangile avec qui que ce soit dans ce nouveau village», avoue Tilak. Pour se remettre de la persécution subie, Tilak et sa famille ont suivi une formation de survie à la persécution. C’est une combinaison  d’enseignements bibliques, d’informations sur la constitution indienne et sur les droits légaux des chrétiens.

«Si Dieu n’avait pas un plan pour nous, nous n’aurions pas reçu tout ce soutien des chrétiens et de Portes Ouvertes.»

 

Tilak poursuit: «Nous avons vécu des changements dans nos cœurs et dans nos esprits. J’ai été marqué en particulier par l’enseignement qui nous rappelle que Dieu est pour nous et qu’il sera toujours avec nous. Je remercie tous ceux qui nous ont aidés. Nous réalisons que Dieu a un plan pour nous et qu’il ne nous a pas oubliés.»

*Pseudonyme