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L’irritation, l’énervement est un état d’esprit contraire à l’humilité et à l’endurance patiente auquel l’évangile nous convie. Dans ce discours, je montrerai :

 

POURQUOI NOUS NE DEVONS PAS NOUS TOURMENTER À CAUSE DES HOMMES QUI COMMETTENT DE MAUVAISES ACTIONS.

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I. POURQUOI NOUS NE DEVONS PAS NOUS TOURMENTER, NOUS IRRITER

 

  1. Parce qu’en s’irritant à cause de ceux qui font le mal, nous faisons le mal nous-mêmes. Beaucoup de personnes semblent penser qu’elles font bien de s’irriter quand d’autres pèchent : car autant qu’elles en pensent, elles semblent ressentir l’ardeur et la « sainte » indignation que Dieu pourrait éprouver ; et elles disent que, comme Jonas :  » je fais bien d’être fâché « . Mais de telles personnes doivent se rappeler, qu’en se tourmentant à la vue des péchés commis par les méchants, elles abusent Dieu. Et c’est sûrement une bonne raison pour elles de s’abstenir de se tourmenter, si en faisant ainsi, elles ne contribuent qu’à ajouter leur propre péché à celui de l’individu qui le commet initialement.

 

  1. Une autre raison pour laquelle nous ne devons pas nous tourmenter à la vue des mauvaises des actions des hommes, c’est qu’il en ressortira un bilan négatif. C’est une chose certaine : si nous nous tourmentons, cela ne nous sera d’aucun bénéfice. Cela ne profitera pas non plus à celui contre qui nous nous irritons. De plus, cela ne contribue ni à la gloire de Dieu, ni d’aucune façon à l’avancement de Son royaume. Alors pourquoi devrions-nous nous tourmenter ?

 

  1. La troisième raison pour laquelle nous ne devons pas nous tourmenter à cause de ceux qui font le mal, c’est qu’il ne s’ajoutera que du mal au mal. Cela nous causera le plus grand mal : en détruisant notre propre paix ; en rompant notre communion avec Dieu ; en étouffant dans nos cœurs l’esprit de prière, en nous apportant la condamnation. Cela détruira notre confiance en Dieu et détruira notre respect pour nous-mêmes; Cela tendra inévitablement à blesser nos propres âmes. Et à nouveau, le plus grand mal sera infligé à d’autres. En infligeant une blessure en réponse à une autre blessure, nous irritons à notre tour notre prochain ; et l’exaspération qui en découlera fera naître de l’irritation chez lui. Prenez garde maintenant, car votre irritation n’aura aucune tendance à réformer son cœur, mais plutôt aggravera sa méchanceté. Blessé à son tour, et en réponse, il s’irritera contre tous ceux qui lui font du mal. C’est là une pierre d’achoppement pour lui. Et peut-être notre irritation est une pierre d’achoppement plus grande pour ceux qui font le mal que pour nous-mêmes. S’irriter du mal que d’autres font, a seulement tendance à engendrer du mal. Agir ainsi est à la fois déshonorant pour Dieu et un manque manifeste de confiance en Lui. La tendance générale d’une telle conduite n’infligera que blessure à Son royaume.

 

  1. Si nous chrétiens, nous manifestons un esprit doux et patient envers des hommes qui commettent le mal, cela aura tendance à les rendre bon. Nous empêchons le mal de leur faire plus de mal. Si quand ils font le mal nous faisons le bien et manifestons un esprit chrétien, notre caractère chrétien, dans une certaine mesure au moins, contraste avec leurs mauvaises actions. S’ils déshonorent Dieu en faisant le mal, nous, nous l’honorons fortement par la manifestation d’un caractère céleste, nous faisons tout ce que nous pouvons pour contrecarrer la blessure faite au royaume de Dieu par le scélérat. Son mal avait tendance à faire trébucher ceux qui étaient autour de lui – notre bien, la manifestation d’un caractère céleste, aura tendance à ôter cette pierre d’achoppement. Le témoin d’une telle scène, dira, assurément, celui-ci a fait un grand mal, mais cet autre a manifesté un esprit si excellent, que dans l’ensemble, cela renforcera ma conviction de la nécessité et de l’excellence de la religion de Jésus.  

 

  1. Une autre raison pour laquelle nous ne devons pas nous tourmenter : le mal commis arrive sous la providence de Dieu, sous sa sagesse et son amour infini. Soyez en persuadé : Dieu agit immuablement avec amour et sagesse. Dieu n’a voulu pas empêcher le mal, mais au contraire a choisi de le subir plutôt que changer la direction des événements, bien qu’Il aurait pu en modifier le cours. Dieu l’a considéré comme le moindre de deux maux ; et nous devons considérer qu’aucun mal qui n’ai été commit, n’aurait put être sagement empêché. Aucun mal n’existe sous le gouvernement de Dieu, sauf celui qui arrive comme le moindre de deux maux. Ce qui est permis quotidiennement par Dieu, empêche un mal plus grand ; et dans l’ensemble, c’est se conduire avec sagesse et bienveillance que de supporter une épreuve, alors que Dieu aurait pu intervenir et l’empêcher. Pourquoi alors devons-nous nous en tourmenter ?

 

  1. Une autre bonne raison pour laquelle nous ne devons pas nous irriter à la vue de ceux qui commettent le mal : Ces événements ont été prévus pour contribuer à gloire de Dieu et en vue du plus grand bien-être de Son royaume. « Certes, la fureur de l’homme tourne à ta louange, quand tu te revêts de tout ton courroux. » Psaume 76:10 (ou 77:11 suivant la numérotation). Tout le mal commis dans l’univers a été tenu pris en compte dans le grand plan de Dieu, pour la promotion du plus grand bien-être général. Nous voyons que dans tout système moral, même le plus sage, tout mal ne peut-être empêché : par conséquent ce que Dieu ne pouvait pas sagement empêcher, Il l’a vaincu pour Sa propre gloire. Ainsi, nous pouvons facilement voir avec certitude, et dans de très nombreux cas, comment Dieu a vaincu les transgressions les plus flagrantes pour la promotion de Sa gloire. Prenez la conduite de Judas trahissant Christ et la méchanceté de Satan dans cette affaire. Elles furent parmi les transgressions les plus flagrantes que le monde a jamais vu ; et pourtant, ils étaient des instruments dans la mise en place de la pierre angulaire, celle qui sauverait les hommes, le Salut par la foi en Jésus-Christ. Dieu s’est servi de leurs transgressions et saisi l’occasion offerte pour l’honorer et en faire profiter la création toute entière. Maintenant, bien que dans chaque cas nous ne puissions pas saisir la raison particulière pour laquelle Dieu permet telle ou telle chose, nous pouvons donner du repos à nos âmes et être assurés que chaque péché commis, passé ou futur, contribuera à la promotion de la gloire de Dieu. Aucun remerciement n’est attribué au pécheur. En faisant le mal, le pécheur n’a jamais pensé à une telle chose. Il est parfaitement libre, responsable et mérite d’être puni en conséquence, quoique Dieu est usé de sa providence pour transformer le mal en bien. Mais le fait qu’il sera rejeté, est une raison suffisante pour laquelle nous ne devons pas nous en tourmenter.

 

  1. Une autre raison : l’objectif de Satan, c’est de nous irriter. Il comprend très bien la blessure que nous nous infligeons à nous-mêmes et le grand mal qui en résulte, lorsque nous nous agaçons sous le gouvernement, la providence de Dieu. Satan est un ennemi. Il est ennemi du bonheur de l’homme et se complaît à déranger notre paix. Il aime à en faire trébucher quelques-uns et voir Dieu déshonoré par leur inconduite; il comprend parfaitement que peu de choses sont plus haïssables pour Dieu et destructrices de tout bien que de se tourmenter. C’est donc pour lui un objectif principal que de tout mettre en œuvre pour que nous soyons le plus possible agité, irrité. Mais devons nous satisfaire les désirs du diable ?

 

  1. Une autre raison pour laquelle nous ne devons pas nous tourmenter, c’est que le mal qui est fait, et qui voudrait nous faire nous irriter, est permis souvent par la providence de Dieu : c’est un des moyens de perfectionnement de Dieu, comme une grâce qui produit la patience. Vous qui êtes mère de famille, n’avez-vous jamais constaté que la conduite de vos enfants qui vous éprouvent ou qui vous assaillent, perfectionne votre patience, comme une grâce offerte à votre âme ? L’Apôtre Jacques dit (1:2 à 4)-  » Frères, regardez comme le sujet d’une parfaite joie les diverses tentations (épreuves) qui vous arrivent, sachant que l’épreuve de votre foi produit la patience. Mais que la patience ait une efficacité parfaite, afin que vous soyez parfaits et accomplis, ne manquant en rien. » Les choses auxquelles nous sommes si enclins à nous tourmenter, toutes ces choses arrivent sous l’autorité de Dieu et elles font toutes parties des moyens que Dieu emploie pour perfectionner la sainteté en chacun de nous.

 

  1. Leurs mauvaises conduites nous donnent une bonne occasion de glorifier Dieu. Si à la vue du mal que d’autres font, nous, nous manifestons un caractère divin, nous contribuons grandement à honorer et à glorifier Dieu. Qu’y a-t-il de plus remarquable qu’un homme qui, sous les pressions et les attaques sévères, manifeste le caractère de Christ ? Christ lui-même n’a-t-il pas brillé glorieusement pendant son procès, en dépit des accusations les plus sévères, devant Pilate, les sacrificateurs, ou le peuple ? Plus qu’en toute autre occasion, le caractère céleste ainsi manifesté était plus glorieux pour Dieu et a reflété plus de la beauté divine, qu’il ne l’avait été peut-être dans d’autres circonstances. Aussi, lorsque nous sommes tentés de faire le mal envers notre prochain, Dieu nous donne là une occasion de manifester à ceux qui sont autour de nous, Son caractère.

 

  1. Cela montre l’incrédulité de ceux qui s’irritent. Si nous nous rendons compte que la main de Dieu est présente directement ou indirectement dans tout qui nous arrive ; si nous croyons fermement cela, nous ne nous irriterons pas lorsque des situations difficiles surviennent. Aucun homme qui croit vraiment en la providence universelle de Dieu ne se tourmentera à cause des circonstances qu’il rencontre. Parce qu’il sait désormais qu’il s’irriterait directement contre Dieu Lui-même. Il serait convaincu que s’irriter de ce qui peut lui arriver, c’est s’irriter contre Dieu et que pester contre le mal, c’est pester contre Dieu qui le permet. Il est certain que Dieu est partie prenante dans tout ce qui nous arrive. Pas au point de diminuer, et en aucune manière, le blâme de l’homme qui fait le mal; mais plus encore, dans un sens, Dieu l’a fait. Amos 3:6: « Si la trompette sonne dans une ville, le peuple ne sera-t-il pas alarmé? Et s’il arrive un malheur dans une ville, n’est-ce pas l’Éternel qui l’a fait ?  » Esaïe 45:7: « Je suis l’Eternel…Qui forme la lumière et qui crée les ténèbres, qui fais la prospérité et qui crée l’adversité; c’est moi, l’Éternel, qui fais toutes ces choses ». Je sais que peu de gens se rendent compte qu’ils se rebellent contre Dieu Lui-même et contre sa providence, lorsqu’ils pestent ou s’agacent des circonstances rencontrées, et à moins d’être incroyant, ils le percevraient immédiatement s’ils y prenaient garde.

 

  1. S’agiter est l’expression de la libre volonté de chaque homme. Aucun homme ne se tourmente de ce qui lui arrive, si sa volonté se conforme avec la volonté de Dieu. L’homme qui a une volonté, et qui l’utilise pour suivre sa propre voie, en cherchant le chemin de sa propre gratification, s’irritera à chacune des intersections rencontrées, lorsqu’elles s’opposeront à ses inclinations, à son objectif ultime: son intérêt personnel (note du traducteur et pour reprendre la pensée de Finney : le péché, c’est rechercher son propre bien-être, son avantage, sa propre gratification au lieu de consacrer son être tout entier à aimer Dieu de tout son cœur, de toute son âme, de toute sa pensée et de toute sa force, et d’aimer son prochain). Mais si sa volonté est confondue avec la volonté de Dieu, il reconnaîtra la providence universelle de Dieu en toute chose. N’ayant pas de volonté pour lui-même, pour chercher à se gratifier, il se soumettra doucement aux événements que la Providence lui fera rencontrer. Il blâmera le pécheur et justifiera Dieu. Il supportera le mal plutôt que de s’irriter contre celui qui aurait pu l’empêcher. Il les regardera comme une chose permise par Dieu pour de bienveillantes et sages raisons et considérera comme fortement absurde de se tourmenter de tout qui arrive sous la providence d’un Dieu infiniment sage et bienveillant.

 

  1. Se tourmenter à cause de ceux qui font le mal n’est pas divin. Dieu ne se tourmente jamais ; pourquoi devons-nous tourmenter ? D’autre part, Il est plus concerné que nous le sommes pour en vouloir à la méchanceté. Si quelqu’un est blessé, la vengeance appartient à Dieu et non à nous. Mais si Dieu a des bonnes raisons de ne pas se tourmenter de ce qui arrive, sûrement, nous aussi, nous n’avons pas besoin de nous en irriter. Car cela Le concerne infiniment plus que nous. Lorsqu’une épreuve quelconque croise notre chemin, nous devons toujours nous demander: maintenant, quelle est l’état d’âme de Dieu au vue de cette chose ? Sort-il de sa patience et subit-il le mal jusqu’à s’en tourmenter ? Qui ne serait pas choqué à l’idée que Dieu se tourmente de tout ce qui arrive ? Pourquoi alors, devons-nous nous tourmenter ?

 

  1. S’irriter détruit notre propre paix. Qui ne sait pas que la moindre irritation à laquelle nous nous laissons aller, rompt instantanément la paix de notre esprit, apporte un nuage menaçant sur notre humeur et jette nos âmes dans l’obscurité? Quel est le Chrétien qui ne sait pas cela de par sa propre expérience ? Remarquez comment notre paix est facilement détruite. La moindre pointe d’impatience ou d’irritation naissante, et si on y cède, même pour un instant, notre esprit est entraîné dans des eaux vaseuses, en remue le dépôt et le trouble demeurera un certain temps, comme la mer reste agitée après la tempête.

 

  1. Notre irritation détruit également la paix de ce qui sont autour de nous. Un homme irrité est une très grande nuisance pour tous ceux qui sont près de lui. L’irritation semble être contagieuse. Si des parents s’irritent à cause de leurs enfants, les enfants sont presque certains de s’irriter à leur tour. Si les maris s’irritent à cause de leurs femmes, ou des femmes de leurs maris, l’autre est presque certain de s’agacer en retour. Ainsi, la paix d’un ménage tout entier sera continuellement détruite par la méchanceté et l’irritabilité d’un de ces membres.

 

  1. Se tourmenter attriste l’Esprit Saint. Il ne demeurera pas où il y a un esprit agité. Nous sommes choqués et peinés si nous allons voir un voisin et le trouvons irrité, agacé. Nous nous sentons embarrassés, gênés à son contact. Puis, l’ayant trouvé de mauvaise humeur, nous le quitterons avec de la détresse et du dégoût. De même, l’Esprit Saint sera attristé et se retirera de nous, si en Sa présence, nous nous laissons aller à l’irritation et à l’agacement.

 

  1. S’irriter détruit notre influence chrétienne. Une personne agitée ne peut avoir la plus petite influence chrétienne sur sa communauté. Un parent agité ne dirigera jamais bien sa famille. Un serviteur de Dieu irritable, un voisin agité, bref, quiconque s’adonne à l’irritation, détruira l’influence chrétienne qu’il aurait pu avoir. Le bon sens universel nous apprend que l’irritation est à l’opposé du caractère chrétien. Aucun homme ne peut avoir confiance en la piété de celui qui a l’habitude de se satisfaire d’être agité. Beaucoup de parents qui professent être chrétien ont perdu toute influence chrétienne sur leur propre ménage, en se livrant à ce péché. Visitez une famille croyante, celle que vous voudrez : si un parent, l’un ou l’autre, ou bien les deux, ont la fâcheuse habitude de s’irriter, et vous constaterez, en général, que leurs enfants sont inconvertis. La famille a trébuchée à cause d’eux et ils restent dans leurs péchés. Se tourmenter détruit l’influence que pourrait avoir l’homme sur Dieu. Un serviteur de Dieu qui s’irrite ne peut jamais prévaloir avec Dieu dans la prière. L’influence toute entière d’un homme, ses prières, ses efforts et ses travaux pour convertir d’autres personnes seront perdues pour eux, si ces personnes le savent s’adonner à l’agitation et à l’irritation.

 

  1. Tolérer ce péché dans sa vie conduit à être haï. Rarement chose n’est plus haïssable que l’irritation. Et notre nature est telle que, bien que nous puissions éprouver de la pitié pour les personnes colériques, nous ne pouvons que les détester. Dieu éprouve pour elles à la fois de la pitié et de la répulsion, comme Il éprouve de la pitié et de la répulsion pour le diable. Une mère qui s’irrite à cause de ses enfants, n’est jamais bien-aimée par eux. Une famille n’aime jamais un père agité, mais secrètement le détestera toujours. Un conjoint n’aime jamais l’autre si elle est une personne irritable. Si un homme a une femme irritable, il n’éprouvera à force ni respect, ni amour pour elle. Bien qu’il puisse être bienveillant envers elle, il ne pourra pas la considérer complaisamment, avec amour, mais il détestera secrètement son caractère agité. Il en est de même avec une femme, si son mari est colérique: elle pourra le craindre, elle pourra éprouver de la pitié pour lui, mais même en étant complaisante, elle ne pourra pas l’aimer.

 

  1. Notre irritation contraint ceux qui nous entourent à redouter notre présence. La présence d’une personne agitée doit toujours être redoutée. Rien n’est plus ennuyeux et détestable qu’un esprit agité. Les enfants redoutent toujours la présence d’un père ou d’une mère agité; il en est de même pour un frère ou une sœur colérique; si un membre caractériel de la famille vit éloigné du foyer, son retour même est secrètement redouté.

 

  1. Une autre raison pour laquelle nous ne devons pas nous tourmenter : Dieu s’occupera personnellement des hommes qui font le mal. Le verset qui suit immédiatement notre texte dit : « car ils seront bientôt retranchés comme l’herbe et se faneront comme l’herbe verte. » Ces hommes sont dans les mains de Dieu. Il disposera d’eux pour promouvoir Sa propre gloire. Nous n’avons donc pas besoin de nous tourmenter à cause de leurs actes et de leurs mauvaises conduites. D’autre part, leur mal commis est de courte durée. Le verset précédemment cité, dit : « ils seront bientôt diminués comme l’herbe. ». Le triomphe du méchant est bref et sa mauvaise conduite dans cette vie n’est que pour un instant. Dieu l’enlèvera au moment où Il le jugera opportun. Lorsqu’Il ne pourra plus utiliser cette méchanceté pour promouvoir le bien du plus grand nombre, Il le retranchera et le jettera hors de Sa route. Nous nous demandons souvent pourquoi des hommes si mauvais vivent aussi longtemps. Nous souffrons de les voir, des années durant, provoquer la majesté de Dieu et déverser sur ce monde des traits enflammés, des flèches et la mort. Mais nous n’avons aucune raison de nous demander cela, car Dieu voit la fin du méchant depuis le commencement. Il lui permet de vivre et de faire le mal tant qu’Il peut utiliser ce mal et en faire du bien. Et si le méchant recommence mille fois, tandis qu’il fait et refait mille fois le mal, ce ne serait être une raison valable pour laquelle nous devrions nous en tourmenter. Car Dieu est le garant suprême de cette question. Il agira en conséquence pour maintenir le bien-être général à son plus haut niveau.

 

  1. Une autre raison pour laquelle nous ne devons pas nous tourmenter à la vue de ceux qui commettent le mal : parce qu’ils font parti de  » toutes choses  » du verset qui suit :  » Or, nous savons aussi que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés, selon son dessein.  » (Romains 8:28). Comme nous pouvons souvent le voir, les épreuves que nous rencontrons, les tentations de Satan et la méchanceté de tout ceux qui nous environnent, tout cela travaillent ensemble à notre édification et à notre croissance dans la Grâce. Nous apprenons ainsi beaucoup plus aux travers des épreuves, bien plus que nous ne pourrions apprendre d’aucune autre façon. Quel est le Chrétien qui n’a pas remercié Dieu d’avoir utilisé Satan même dans de multiples occasions, occasions qui ont été si utiles pour son édification? Ou si les Chrétiens n’ont pas fait cela, quel Chrétien n’a pas de bonne raison de le faire ? Je sais simplement qu’au sein de mes épreuves les plus grandes, c’est là que j’apprenais souvent les leçons les plus importantes de toute ma vie. Et j’étais souvent amené à remercier Dieu pour tous les abus commis, les tentations que m’infligeaient les hommes mauvais et les démons.

 

  1. Une autre raison pour laquelle nous ne devons pas nous tourmenter : les choses pour lesquelles nous nous tourmentons, n’en valent pas la peine. En disant cela, je ne veux pas dire que les péchés commis par ceux qui font le mal ne sont pas importants ni graves. Ni que ces péchés ne sont pas détestables ni déplorables. Mais je veux dire que dans l’ensemble, considérant la providence universelle de Dieu, sa bonté surpasse tout mal et toutes les circonstances difficiles : cela ne vaut donc pas la peine de se tourmenter. Si nous voyons la fin de toute chose depuis son commencement comme Dieu la voit, comment donc nous mettre à douter et à voir autrement. Si cela valait la peine de s’irriter, Dieu se mettrait en colère contre eux. Mais si Dieu demeure parfaitement calme et ne s’en froisse pas, s’Il a de bonnes raisons pour ne montrer ni impatience ni agitation, nous pouvons assurément donner du repos à nos âmes, il n’y a aucune raison pour laquelle nous devrions nous irriter à cause de ceux qui commettent le mal.

 

  1. La dernière raison que je mentionnerai est la suivante : nous tourmenter fait de nous le jeu favori de Satan. Laisser vous aller à l’irritation, et vous lui abandonnerez tout pouvoir. Agacez vous souvent, que cette habitude se forme chez vous, et Satan est presque sur de faire de vous de sa proie. Il sait parfaitement cela, et s’il peut vous séduire par l’irritation, il le fera à tout moment et vous mettra en esclavage. Ainsi agit l’ennemi, lorsqu’il veut détruire notre paix, le repos de nos âmes. Il prend une satisfaction infernale à dépenser son temps et son énergie pour nous laisser aller à l’agacement des heures durant. Il aime à nous jeter dans une tempête d’irritation et le rapporter ensuite jusqu’en enfer: cela provoquera le rire et la dérision dans les régions infernales, du fait que, nous qui professons être chrétien, sommes encore si facilement provoqué par la moindre source d’irritation.
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II. JE VOUDRAIS VOUS MONTRER MAINTENANT COMMENT EVITER DE VOUS IRRITER

 

 

  1. Plongez-vous tout entier dans la volonté de Dieu. Admettez et considérez la providence universelle de Dieu. Et sachez qu’Il est « Celui qui opère toutes choses selon le dessein de Sa volonté  » (Ephésiens 1:11). Soumettez-vous donc à Sa douce et humble volonté; soyez docile. Voilà un antidote éprouvé contre l’irritation.

 

  1. Ayez foi en la sagesse et la bienveillante providence de Dieu; faites-Lui confiance. Abandonnez vous à cette vérité: tout ce qui arrive ou peut arriver, arrive d’une façon directe ou indirecte sous le contrôle de Sa sagesse infinie et bienveillante. Que votre âme en soit persuadée. Posez cette vérité au plus profond de vous, comme une fondation solide, une ancre profonde et sûre. Rien de ce qui vous arrivera ou ne vous est déjà arrivé ne l’a été sans le principe de cette sagesse immense et de cette grande bienveillance. Cela est parfaitement compatible avec la liberté individuelle et ne diminue en rien le blâme de ceux qui font le mal.

 

  1. Maîtrisez-vous. Il est de la plus grande importance que vous cultiviez l’habitude de demeurer calme et maître de vous-même, quelles que soient les épreuves que vous puissiez rencontrer. Il peut être utile de ne pas dire un mot, de prendre le temps de réfléchir, et d’élever premièrement votre voix à Dieu dans la prière. Quelquefois j’ai pensé qu’il était de mon devoir de répondre à une personne en proie à une grande irritation; mais j’ai eu alors plus peur encore d’engendrer chez elle davantage d’énervement. J’ai trouvé alors plus utile, avant de dire quoi que ce soit, de me laisser le temps de la réflexion et de la prière. Après avoir agi ainsi, il ne m’était pas rare de pouvoir reparler avec de telles personnes. Alors que si on leur avait répondu immédiatement, elles auraient été complètement submergées par leurs émotions, leurs sentiments. Les parents qui sont chrétiens devraient trouver utile de prendre le temps de réfléchir et de prier avant de reprendre leur enfants, sachant qu’ils peuvent eux même les soumettre à une épreuve délicate. De même, les enfants, avant de répondre et de faire une promesse à leur parents, devraient prendre un temps de réflexion et de prière. Par la maîtrise de soi, je veux dire par là qu’une personne doit avoir l’habitude de considérer les raisons pour lesquelles elle ne doit pas se livrer à l’irritation, en dépit des épreuves et des circonstances qu’elle peut rencontrer.

 

  1. Un autre excellent antidote contre l’irritation est de considérer régulièrement l’aggravation de nos propres fautes qui pourrait en résulter. La personne qui considère ses propres fautes ne s’irrite pas des fautes commises par d’autres. Veillez donc en toute circonstance, et rappelez-vous comment était votre propre caractère et vos fautes : cela vous enseignera la compassion et la prévenance au lieu de vous irriter vous-même.

 

  1. Refléter la patience de Dieu. J’aime particulièrement considérer le calme et la tranquillité de l’Esprit divin, en dépit de toutes les provocations qu’Il a eu à souffrir. Sa patience infinie, Sa longanimité, Sa bonté envers les pécheurs, voilà ce que j’aime considérer. Et il est de la plus grande importance que tous les chrétiens prennent l’habitude de réfléchir sur cela et se conduisent en conséquence.

 

  1. Reflétez surtout l’humilité, la patience, l’extrême patience de Christ. Rien n’est plus efficace pour calmer un esprit agité, qu’une personne qui se demande comment Christ se serait comporté en telle situation. Malgré tous les excès qu’ont voulu accumuler sur lui hommes et démons, nous ne l’avons jamais connu se livrer à l’irritation. Et combien ses apôtres auraient été choqués s’ils avaient été témoins chez Lui d’impatience. Combien ont dû être grandes leur admiration et leur adoration, devant Son caractère, Sa gentillesse, Sa patience dans la souffrance, même au milieu des épreuves les plus pénibles. Remarquez Sa douceur, comment Il a traité avec compassion même Ses ennemis…à la croix du calvaire où ils l’entendirent prier pour Ses meurtriers: « Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font  » (Luc 24:34). Comment ne pas s’abstenir de s’irriter à cause de ceux qui font le mal, lorsqu’on se rappelle la conduite de Christ en pareille occasion ?

 

  1. Évitez toute excitation excessive autant que possible. Nous sommes trop aptes à penser que la religion consiste en des émotions intenses et des sentiments extrêmes. Alors qu’elle consiste à la fois en un état du cœur et de la volonté. Un état où la sensibilité est excitée est un état souvent très dangereux. Cultiver donc autant que possible un esprit calme, tranquille, cela vous évitera de vous irriter. J’ai souvent vu en moi et en d’autres personnes que lorsque les sentiments sont très excités, même au sujet de la religion, ces sentiments sont facilement détournés vers une mauvaise direction. L’Esprit de Dieu est calme. Christ a manifesté généralement une grande paix de pensée; et quel chrétien n’a pas expérimenté cela, lorsque sa volonté était noyée, confondue avec celle de Dieu, étant consacré entièrement à Dieu ? Son cœur était comme un océan d’amour, calme comme le cœur de Dieu. Voyez ce chrétien sur son lit de mort, à deux doigts du paradis: voyez son calme, sa contenance, la douceur dans ses yeux, la douceur et le calme de son caractère, son rythme cardiaque paisible, tout dénote chez lui un esprit saint et calme. Cultivez vous aussi cet état d’âme, c’est un grand antidote contre l’irritation.

 

  1. Apprenez à ne pas regarder que le mauvais coté des choses. Considérez les vertus autant que les vices de ceux qui vous environnent. Etendez-vous sur les qualités des personnes auxquelles vous êtes confronté et pas seulement sur leurs défauts. C’est une chose dangereuse pour nous que de trop s’étendre sur les mauvaises actions de nos proches. J’ai souvent été frappé par cette tendance qu’ont certaines personnes, et des conséquences d’une telle conduite. Beaucoup d’Adventistes, et bien d’autres dénominations radicales récentes semblent s’être étendues sur la méchanceté présente dans l’Eglise et dans le monde; et manifestement, cela les a entraînés loin de Dieu. La majeure partie d’entre eux n’ayant pas été mise en garde d’une telle conduite, et, à moins d’être sauvés, ils se sont égarés sans avoir réalisé qu’ils s’éloignaient de Dieu. Et si je ne me trompe pas entièrement, la raison pour laquelle ils sont tombés, est surtout d’avoir considéré trop exclusivement la méchanceté présente dans l’Eglise et dans le monde. C’est ce qui les a fait sombrer complètement dans un esprit d’anathème contre tous, même pour eux-mêmes.Je connaissais personnellement un frère bien aimé qui était un ardent défenseur de l’annihilation. Avant de l’entendre prêcher, je ne pouvais comprendre comment on pouvait tomber dans une erreur aussi fatale. Mais j’ai compris dès que je l’ai entendu prêcher. Il était manifeste qu’il possédait en lui un esprit d’annihilation. Il ne semblait voir exclusivement que le mauvais coté des choses, et les démons qui peuplaient le monde entier semblaient avoir envahi toutes ses pensées. Laissez-moi vous dire que demeurer dans un tel état d’esprit est une très mauvaise chose et plus encore, particulièrement dangereux : si vous voulez évitez de vous irriter à cause de ceux qui commettent le mal, apprenez à voir le bon coté des choses, le bien qui est dans le monde. Apprenez que Dieu œuvre pour promouvoir le bien, la joie et la sainteté des hommes. Considérez les vertus de ceux qui vous entourent et ce qui est digne d’éloge. Comprenez ce que Paul disait dans l’épître aux Philippiens chapitre 4 verset 8: « Au reste, frères, que toutes les choses qui sont véritables, toutes celles qui sont honnêtes, toutes celles qui sont justes, toutes celles qui sont pures, toutes celles qui sont aimables, toutes celles qui sont de bonne réputation, et où il y a quelque vertu, et qui sont dignes de louange; que toutes ces choses occupent vos pensées » .

 

  1. Considérez les circonstances, l’éducation, etc. de ceux qui font le mal. Considérez les circonstances sous lesquelles ils agissent: leur manque de lumière (spirituelle) et toutes les choses qui auraient pu modérer la tendance d’une telle conduite. Cela vous évitera de vous irriter.

 

  1. Rappelez-vous que c’est surtout contre Dieu que le péché est commis, plus que contre vous. Le gouvernement de ce monde ne vous revient pas. Le monde est au Seigneur et toutes choses Lui appartiennent. Toutes choses ont été créées pour Lui. Même le méchant pour le jour du malheur. Et vous ne devez pas prendre l’initiative de diriger de vous-même Ses affaires, ni de vous mettre en colère parce que les choses ne vont pas comme vous le souhaiteriez. Il prendra soin Lui-même de gouverner, sans que vous vous en preniez de passion.

 

  1. Ne souffrez pas vous-même de vous étendre en pensée sur le mal que causent les hommes. Si vous avez été abusé, ne vous étendez plus là-dessus. Priez pour ceux qui commettent le mal, et sortez cela de vos pensées : cela pourrait être pour vous une source de tentation trop grande.

 

  1. Priez pour ceux qui font le mal. Vous ne vous irriterez jamais contre un homme pour lequel vous avez sincèrement et honnêtement prié. S’irriter à cause de ceux qui se conduisent mal et prier pour eux sont deux choses complètements opposées.

 

  1. Travaillez, mettez-vous en peine pour sauver les âmes, cultivez envers elles la compassion. Si vous êtes tout entier occupé à les sortir des flammes, si vous êtes exercé à avoir de l’amour véritable et de la compassion pour leurs âmes, vous ne serez plus capable de vous irriter à cause d’eux.

 

  1. Prenez garde de croire en de simples bonnes résolutions prises grâce à vos propres forces. Cela ne vous évitera pas l’irritation. Ces promesses sont faites en l’absence de toute tentation, et elles ne vous seront d’aucun secours au jour de l’épreuve.

 

  1. Réfléchissez à la méchanceté causée par une telle irritation. Considérez l’absurdité et la méchanceté d’ajouter un péché à un autre péché. Combien il est ridicule pour vous de pécher ainsi, ce qui peut vous entraîner à la folie; et ainsi vous faire commettre un péché encore plus grave que celui qui vous voudrait vous mettre en colère.

 

  1. Réalisez combien l’irritation est inutile. Considérez attentivement que vous mettre en colère ne vous sera d’aucune utilité.

 

  1. Considérez également le mal immense qui en résulte. Cela ne fait qu’empirer les choses. Et que diront les hommes qui vous voient ? Cet homme a commis le mal, et cet autre s’en est irrité. Et ce dernier mal est pire encore que le premier.

 

  1. Considérez maintenant l’excellente opportunité qui vous est offerte d’honorer Dieu par votre conduite. Considérez que plus la provocation est grande, plus vous honorerez Dieu en manifestant un esprit mesuré. Ainsi ferait Dieu. Plus la conduite de ses ennemis étaient provocantes, plus Il saisissait l’occasion de S’honorer par la démonstration d’un esprit paisible et calme. Si leurs péchés étaient grands, Sa patience, Sa longanimité, leurs étaient égales dans l’épreuve, demeurant parfaitement calme. Maintenant observez ceux qui ont fait le mal, faisant le plus de mal possible, et vous verrez que la possibilité de montrer le même esprit, le même caractère que Jésus-Christ vous est offerte. Si vous faites ainsi, vous honorerez grandement Dieu, bien plus que les provocations et les outrages des hommes ne tentent de Lui porter atteinte. Si vous y regardez attentivement, vous vous garderez de vous irriter, et bénirez le Seigneur des opportunités qu’Il vous donne de glorifier Son nom.

 

  1. Relativisez vos épreuves, et considérez-les comme légères. Voyez ce qu’ont dû subir Jésus, les apôtres et les martyrs : voyez leur état d’âme durant de telles épreuves. Voilà l’argument le plus convaincant qui puisse être utilisé en faveur de l’excellence de la religion de Christ. Maintenant, dites-moi, que sont vos difficultés en comparaison des leurs ?

 

  1. Travaillez pour améliorer ces épreuves pour la gloire de Dieu. Comme je vous le disais précédemment, elles vous offrent une excellente occasion de le faire. Maintenant faites-vous à l’idée que la force de Dieu et par Sa grâce, vous utiliserez ces épreuves pour Sa gloire.

 

  1. Travaillez et priez pour que votre sensibilité, votre calme, votre douceur, votre quiétude d’esprit vous rendent capable de posséder votre âme et de la garder dans la patience de l’épreuve.

 

  1. Considérez le but déclaré de ces épreuves. La Bible les présente partout comme utilisées pour éprouver notre foi. Comprenez que vous êtes à l’école de Sa discipline, pour vous préparer à être utile dans un autre monde. Comprenez cela: bien que vous ne sembliez voir la sagesse d’une telle dispensation dans ces épreuves qui vous assaillent, encore un peu de temps et vous serez soustrait à ses sphères d’influences. Elles vous y préparent utilement. Vous percevrez alors la sagesse parfaite de Dieu, qui vous a fait passer par ces épreuves brûlantes. Dieu ne fait jamais rien en vain. Toutes ces choses font partie intégrante de Sa discipline nécessaire, choses que vous devez traverser. Ce monde est une grande école, et chacun des serviteurs de Dieu doit la suivre, chacun à son niveau. Dieu ne peut agir différemment, et supprimer ces conflits : ces épreuves, Il les a préparées pour Sa gloire.

 

  1. Apprenez avec le psalmiste à mettre le Seigneur devant vous. D’une façon générale, les personnes s’irriteraient très facilement de petites choses, alors qu’elles ne le feraient pas pour de plus grandes; alors que dans les grandes, elles verraient certainement la Providence de Dieu. Apprenez et gardez perpétuellement à l’esprit que la main de Dieu est présente en toutes choses, dans les grandes comme dans les petites. Laissez-Le demeurer près de vous, et soyez persuadé que dans tout ce qui arrive, et en toute chose, Dieu, en un sens, est présent. Que cette pensée vous pénètre et prenne place dans tout votre cœur.

 

  1. Pour finir, apprenez à vous approprier la Grâce de Jésus-Christ pour ôter complètement tout péché d’irritation de vos cœurs. La providence qui développe cet esprit d’irritation est là pour vous montrer vos faiblesses et le besoin de la grâce de Jésus-Christ. Elle désire perfectionner la grâce de la patience en vous. C’est de cela dont nous avons donc besoin. Apprenons-le, étendus auprès du Seigneur, de telle sorte qu’Il nous gardera de commettre ce péché. L’apôtre a dit : « Allons donc avec confiance au trône de la grâce, afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus au temps convenable » (Hébreux 4:16). Maintenant, la grâce est offerte comme une aide contre la commission du péché. Sous la providence de Dieu, chacun de nos défauts, de nos faiblesses, est corrigé l’un après l’autre. Aussi, nous devons nous appliquer à nous en remettre à Christ, et croire en la possibilité de surmonter complètement cette forme particulière de tentation.

 

 

Traduit de l’anglais par Christophe Tani

Source: Eglise évangélique de Pompignane – Email : eeppompignane@free.fr

Via :

Michelled'astier

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