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Brésil : Témoignage de l’ex sorcier Jurandir Ferreira (complet)

Je suis né dans l’Etat de Minas Gerais, dans la ville de Carangola. Vers l’âge de 10-11 ans, j’ai fugué pour me rendre à Rio de Janeiro en me cachant sous le siège d’un train.

 

Une fois à la gare de Rio, je me suis retrouvé seul, un petit provincial perdu dans une si grande ville. Très vite j’ai rencontré d’autres enfants des rues avec qui j’ai sympathisé. Puis nous avons pris le bus pour la plage. C’est là que nous dormions, c’était notre maison. Nous nous nourrissions principalement des fruits de mer pêchés et cuits sur place.

On a réussi à voler un kit de cirage pour moi. Je me suis rendu dans une ville proche où j’exerçais le métier de cireur de chaussures, je cumulais quelques sous et j’arrivais à me nourrir. Mais après un certain temps, on m’a aussi volé ce matériel. J’ai alors pris un transport en commun, sans destination précise, il est passé vers le Maracanã, puis devant un collège militaire. Je suis descendu devant le collège et j’ai observé la façade. Sur le portail il y avait une note qui annonçait l’ouverture des inscriptions et la précision que les enfants de civils étaient également acceptés.

Je me suis demandé si je ne devais pas m’inscrire dans ce collège militaire. Mais je n’avais pas les bases de l’enseignement primaire, dans ma ville j’étais resté quelques mois seulement à l'école primaire, cela ne me plaisait pas, je n’avais pas les capacités d’avancer.

Pourtant l’idée d’avoir un endroit pour manger et dormir me motivait, quand j’ai vu des militaires sortir du collège. J’ai accosté l'un d'eux pour qu’il me donne des précisions sur ce qu’il fallait faire pour passer le concours d’entrée. C’était le lieutenant Luis.

- Monsieur, pouvez-vous m’aider à passer l’épreuve pour entrer dans ce collège ?

- Quel est ton niveau scolaire ?

- Ah … aucun …

- Ah …c’est dur hein

 

Mais quelque chose l’a touché en moi, il s’est assis et a sorti des feuilles de son classeur et m’a offert un cahier où il a noté tout ce qu’il fallait que je sache pour l’épreuve. Il m’a encouragé à beaucoup étudier pour y arriver. Il m’a expliqué vraiment beaucoup de choses.

- Bon, voilà, tout y est, tu vas étudier et tu vas tenter ta chance, d’accord ?!

- D’accord

 

On s’est dit au revoir et il a pris sa route. Après quelques minutes, il est revenu vers moi, pour me demander où j’habitais. Je lui ai dit que je n’avais pas de maison. Il m’a demandé de le suivre chez lui. Une fois chez lui, sa femme, une très belle femme, l’attendait devant le portail de la maison. A cette époque, les femmes prenaient leur douche avant l’arrivée du mari qu’elles attendaient devant le logement pour l’embrasser et lui souhaiter la bienvenue etc. Puis elle s’est tournée vers moi en demandant à son mari :

- Où as-tu trouvé ça ?

 

Elle m’a appelé « ça ». Il lui a expliqué qu’il m’avait trouvé devant la porte du collège, il lui a expliqué ma situation en lui demandant de m’aider. Elle s’est alors avancée vers moi pour m’embrasser sur le front en me souhaitant la bienvenue. Une fois dans leur maison elle m’a envoyé dans la salle de bain et m’a demandé de retirer mes vieux habits. Elle m’a lavé, frotté avec du savon, jusqu'à ce que je sois bien propre. Elle avait deux garçons à peu près de mon âge, elle m’a donné leurs vêtements.

A table, j’essayais de bien me tenir, cela faisait longtemps que je n’avais pas eu un repas décent. Au cours du repas, elle m’a regardé et m’a dit :

- Toi, dans une autre incarnation tu as été mon fils, c’est pour ça que je suis en train de t’aimer.

 

 

Dans ma tête je me disais que peu importe de qui j’étais le fils, le plus important pour moi à ce moment là était que je mangeais. Elle a encore répété cette phrase et j’ai acquiescé, tout en me concentrant sur la nourriture.

A la fin du repas, elle a mis un lit dans la chambre de ses fils et c’est comme ça que j’habitais chez eux. J’étudiais, ses enfants m’aidaient, elle était mon professeur à domicile, elle m’enseignait tout, elle m’aidait aussi beaucoup psychologiquement.

L’examen devait se dérouler au mois de juillet, la veille de l’examen, le lieutenant est arrivé tout content et m’a pris à part pour me dire que l’examen se passerait très bien. Puis il a commencé à écrire toutes les questions et les réponses de l’examen. Il m’a demandé de cacher cela dans mes habits lors de l’examen. Le jour de l’examen, il m’a donné des instructions sur la façon de copier les réponses qu’il a écrites. Je devais m’asseoir au milieu, le sergent qui surveillait l’examen savait que la place vacante au milieu de la salle était la mienne. Il m’a encore demandé à plusieurs reprises de ne pas m’inquiéter. Tout s’est passé comme il avait prévu. Après l’épreuve je me suis rendu à la cantine où il m’attendait. Il m’a demandé si tout c’était bien passé, puis il m’a demandé de rentrer me reposer, il devait corriger quelques copies.

 

Dès que je suis rentré, sa femme m’attendait toute contente, elle me disait que depuis la maison, elle sentait que tout se passait bien pour moi, elle sentait les bonnes réponses que j'écrivais parce que son "protecteur" s’occupait de moi. Quelques jours plus tard, les résultats sont sortis. Le lieutenant est rentré en me disant que j’avais été reçu, la semaine d’après j'allais intégrer le collège.

 

Comme je n’étais pas le fils d'un militaire, je devais payer mes études, et je les payais en exerçant des tâches diverses. Ils m’ont d'abord mis à la cuisine, après la cuisine j’ai changé de poste, pour le patio. Dans le patio on cirait les chaussures des officiers. Après le patio, j'étais sentinelle.

 

Un soir alors que je tenais la garde d' une des entrées du collège, le lieutenant m’a approché pour me dire qu’il me ferait remplacer, car il souhaitait m’emmener quelque part. Après avoir dîné chez lui en compagnie de sa famille, il m’a annoncé que nous devions tous nous rendre quelque part. Nous nous sommes rendus dans un lieu qui semblait être un endroit religieux.

Lorsque nous sommes entrés, tout le monde était assis autour d'une grande table, nous semblions être attendus. Lorsque le responsable m’a vu, il s’est levé et m’a dit :

- Je suis content que tu sois là, je te cherche depuis 200 ans.

Pai de Santo illustration

Pai de Santo illustration

J’étais étonné. C’était un amiral (militaire). Il a discuté avec d’autres responsables, puis il est revenu vers moi, en me demandant de me changer. Ils m’ont habillé de la tête au pied en blanc. A partir de là, j’ai reçu la formation de médecin spirituel.

Au bout de 15 jours je savais opérer spirituellement. Il ne s’agit pas d’opération sur le corps physique de quelqu’un, mais sur l’esprit, j’étais capable d’ouvrir, de couper et de recoudre, tout ceci spirituellement. Après quelque temps ils m’ont demandé de passer à l’Umbanda (branche puissante de l’occultisme). Ils m’ont offert une mallette et j’ai dû aller pour cette formation, un vendredi, qui est le jour de Exu (grand esprit).

Lorsque je suis arrivé, l’Exu nommé 7 Caveiras (7 crânes) m’attendait fumant un gros cigare et buvant de l’alcool pur. Il m’a annoncé qu’il me cherchait depuis très longtemps. Une fois à l’intérieur, il m’a demandé de me changer. Puis dans une salle, l’esprit m'a jeté contre le mur, puis au sol, plusieurs fois, mais je ne sentais rien, je recevais des esprits en moi pendant qu’il faisait cela, lorsqu’il a terminé, j’étais prêt.

 

Quelques semaines plus tard, j’étais médium. Ma « tête » était prête. J’ai commencé à travailler. Mes guides, ou plutôt comme je le sais aujourd’hui, mes démons, étaient puissants. En peu de temps j’étais le président de ce centre. C’est à cette époque qu’ils m’ont envoyé sur le continent africain pour « faire ma tête », puis à Haïti, pour la même raison.

 En Afrique, précisément en Angola, ils m’ont « fait la tête » en m’ouvrant l’arrière du crâne pour y placer une boule en or. Puis ils m’ont placé une plaque en argent dans chaque jambe. J’étais prêt. J’ai commencé ma vie de « Pai de Santo » (prêtre, dans la sorcellerie).

Je n’étais pas un charlatan, j’étais un féticheur-vivant, je ne travaillais que pour ceux qui pouvaient payer. Je ne recevais que des hautes autorités. J’ai ouvert 173 centres de sorcellerie.

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Je formais aussi de nouveaux sorciers. Le test pour éprouver leur pouvoir de base était un bain d’huile brûlant. Le candidat devait s’y laver les mains, s’il se brûlait, tout s’arrêtait pour lui, s’il ne se brûlait pas, on pouvait le former. Beaucoup n’osaient même pas s’approcher de l’huile, ils se désistaient avant. Il y en avait peu qui avaient le pouvoir de plonger leurs mains dans l’huile bouillante. Pour ce niveau d’exigence, j’étais très respecté, très connu à Sao Paulo, à Rio, à Porto Alegre, à Belo Horizonte, à Bahia, et plusieurs endroits dans l’Etat de Bahia en général. J’évoluais alors au sein de la Umbanda.

 

J’ai des cicatrices partout sur le bras, car je donnais mon sang au Diable, tous les 1ers vendredis du 7e mois à minuit. Je me rendais au cimetière, le Diable entrait dans mon corps, il me coupait les poignets, le sang coulait il riait. Lorsque je n’avais plus que du plasma qui sortait, il appelait un cambono qui était chargé de me conduire à l’hôpital. A l’hôpital j'étais connu. Ils recousaient mes blessures et me  transfusaient. Pendant la transfusion sanguine, le Diable apparaissait encore à l’hôpital pour boire le sang, j’étais vraiment son esclave.

Brésil : Témoignage de l’ex sorcier Jurandir Ferreira (complet)

Mais quelqu’un priait pour moi, cette personne a prié pendant 25 ans pour moi. Je ne parle pas de la petite prière fragile, des prières qu’on fait plus pour nous que pour Dieu, je parle de la vraie prière. Je maltraitais, je frappais, cette personne. Mais elle me disait : « Mon Rédempteur est vivant ! », et elle priait pour moi, elle allait véritablement me chercher dans la prière. Cette femme c’était ma mère que j’avais retrouvé entre temps.

 

Un jour j’étais à école de samba Portela où il y avait un repas. Un petit s’est approché de moi pour solliciter de l’aide. Je pensais qu’il voulait à manger ou quelques pièces d’argent, il m’a dit qu’il ne voulait ni du repas ni quelques pièces. Il voulait que je l’aide à payer son matériel scolaire pour la rentrée, car il était pauvre. Je lui ai demandé de revenir à la même heure le lendemain. Il est revenu, j’ai pris la voiture et nous sommes allés lui acheter son matériel scolaire et un vélo pour ses trajets vers l’école. Puis je l’ai ramené chez lui. Sa maman m’a offert le café. Je me suis lié d’amitié avec ce petit sans raison. C’était le début de l’œuvre de Dieu.

Je l’ai adopté dans ma tête, je suis devenu son tuteur, et j’avais résolu que ce petit ne mendierait plus auprès de personne. J’ai dit à sa mère, que si le petit avait besoin de quoi que ce soit, il fallait qu’elle me téléphone et j’apporterais la chose. Chaque fois que je voyageais, je lui apportais toujours un présent.

 

Un jour alors que j’étais chez eux, je lui ai demandé d’aller chercher un cadeau dans ma voiture. Il m’a répondu qu’il ne voulait plus de cadeaux. Comme j’étais interloqué, il m’a dit qu’il acceptait mon cadeau si j’acceptais le sien. Je lui ai répondu qu’il n’avait pas à m’offrir des choses puisqu’il était pauvre. Il a insisté en me disant que c’était un cadeau spécial, une carte au trésor, un trésor très précieux. J’étais curieux, j’ai accepté. Il a couru dans la chambre, puis il est revenu avec une grande enveloppe qu’il voulait me remettre si je promettais de courir après ce trésor. Je lui ai serré la main en lui promettant d’aller à la chasse de ce trésor. Lorsqu’il a enfin daigné me donner l’enveloppe, j’ai vu qu’il s'y trouvait une invitation pour aller assister au témoignage d’une ancienne sorcière, Otília Pontes. C’était l’épouse du général Luis Pontes, qui a été mon professeur.

Je ne comprenais rien. Le petit m’a dit que si je venais, on me donnerait un trésor, quelque chose réservé rien que pour moi. Je me suis fâché, car je n’avais jamais mis les pieds dans une église, je n’aimais pas l’église. Il m’a rappelé mes promesses, j’ai dû accepter. Évidemment le jour du témoignage nous avons eu un accident avec ma voiture. J’ai dit au petit que nous ne pouvions plus aller à l’église. Il a insisté pour qu’on prenne un taxi. Je lui ai dit que je n’avais pas d’argent, il m’a dit :

- Je sais que tu en as.

OTÍLIA PONTES EX MACUMBEIRA

OTÍLIA PONTES EX MACUMBEIRA

Nous avons pris le taxi qui a eu un accident au niveau d’un pont. Après cela nous avons pris 5 autres taxis, car tous les uns après les autres, avaient un accident. Le 5e taxi a fait un accident qui nous a projeté dans un cimetière. En nous relevant, le petit m’a dit qu’on devait aller à l’église et que le Diable ne gagnerait pas.

 

J’étais étourdi, le petit me disait encore que même si on était tout cassé, on devait aller s’écrouler et mourir dans l’église. Le dernier taxi s’est arrêté sans qu’on le lui demande, devant nous, et il a fini sous un camion. La voiture était dans un sale état, j’étais sûr que le petit était mort. Mais j’ai entendu sa voix qui disait :

- Je ne suis pas mort !

 

 

Ils ont réussi à le désincarcéré et la seule chose qu’il avait en tête, c’était l’église. Je voulais le conduire à l’hôpital, il ne voulait rien savoir, comme si une puissance le poussait à accomplir ce but. Le petit était blessé, mais il me tenait par le côté de la taille. Un homme en costume est arrivé dans une voiture noire, il voulait savoir ce qui se passait. J’ai expliqué qu’on avait eu 7 accidents successifs et que le petit ne voulait pas aller à l’hôpital. Il nous a demandé d’entrer dans sa voiture, il nous conduirait à l’église.

Cet homme était pasteur. Une fois dans sa voiture le pasteur s’est mis à regarder en haut, puis en bas et sur les côtés tout en prononçant des choses que je ne comprenais pas. Puis il a commencé d’un coup à crier au Diable et à le défier pour lui dire d’arrêter. J’avais des frissons, j’étais persuadé qu’il allait recevoir des coups. Je me disais qu’il était perdu, il criait, criait tout au long, avant que je m’en aperçoive, nous étions devant l’église. A peine à l’intérieur, quelqu’un a pris l’enfant et l’a emmené à l’hôpital. J’étais assis, on m’a souhaité la bienvenue. Ils étaient tous joyeux, ils souriaient tous, pas pour moi, mais spontanément. J’étais sale à cause des accidents, je ne ressemblais à rien.

 

La femme s’est mise à parler, je m’en rappelle comme si c’était hier, elle parlait de l’Apocalypse 22. Je suis le commencement et la fin, je suis l’alpha et l’oméga, celui qui veut passer par la porte doit laver des vêtements dans le sang de l’agneau. Mais resterons dehors, les féticheurs, les idolâtres, les menteurs, les assassins, …ceux là n’entreront pas dans le royaume des cieux.

(Apocalypse 22:15. LSG. Dehors les chiens, les enchanteurs, les impudiques, les meurtriers, les idolâtres, et quiconque aime et pratique le mensonge!

Apocalypse 22:15 Segond 21. Dehors les chiens, les sorciers, ceux qui vivent dans l’immoralité sexuelle, les meurtriers, les idolâtres et tous ceux qui aiment et pratiquent le mensonge!

Apocalypse 22:15 La Bible du Semeur. Mais dehors les hommes ignobles, ceux qui pratiquent la magie, les débauchés, les meurtriers, ceux qui adorent des idoles et tous ceux qui aiment et pratiquent le mensonge. )

 

J’étais tout ce que cette femme lisait. Je suis assassin et je suis menteur et je suis enchanteur (féticheur), je suis tout ce qu’elle est en train de lire. Qu’est-ce que je fais là ?! Je voulais partir. On aurait dit que cette femme avait entendu mes pensées car elle a crié :

- Il y a de l’espoir pour ces personnes, s’ils lavent leurs vêtements dans le sang de l’agneau !

 

Je pensais qu’ils me demandaient de me déshabiller physiquement pour laver mes habits dans du sang. Un esprit m’a encouragé à partir de là. Comme j’avais une arme sur moi, il m’a demandé de tirer, les fidèles seraient épouvantés et je pourrais partir (sans qu’ils prient pour que je reste). La femme savait ce qui se passait car elle a crié :

- Tu n’as aucune puissance dans ce lieu, ici celui qui commande c’est l’Esprit Saint de Dieu.

 

Je me suis alors dit que s’il y avait du feu, tout le monde sortirait. Lorsque je pensais allumer, elle a crié avant que je fasse :

- Au nom de Jésus je te lie !

J’ai ri, je me suis dit : qui est cette femme pour croire qu’elle peut m’attacher ? Il faut que je lui montre qui je suis, peut-être qu’elle ne me connait pas.

- Tu es lié au nom de Jésus !

 

Je ne connais pas ce « Jésus », qui veut m’attacher ! J’ai mis la main sur la tête, c’était une façon d’appeler mon guide (esprit), il m’a encore demandé de m’enfuir, mais j’ai réalisé que je ne pouvais pas. La femme a alors dit à haute voix :

- Je lie l’esprit qui est avec toi, je vous lie au nom de Jésus !

 

Mais qui est cette femme pour lier même mon guide ?! je n’arrivais pas à croire, j'étais très machiste. L’esprit m’a dit qu’il était lié, et qu’il ne pouvait plus bouger. Il était à terre, couché comme un chien. Je me suis décidé à convoquer deux esprits très puissants. Ils sont arrivés, deux colosses. J’étais content et sûr qu’il montrerait à cette femme leur puissance, je me disais qu’ils allaient mettre le feu à cet endroit. Lorsque ces esprits colosses ont avancé jusqu’au 3e rang, un ange est descendu par le toit avec une épée. Et il leur a demandé de s’arrêter, ils se sont retrouvés  tous les deux à même le sol.

 

Je ne comprenais pas comment cet ange assez mince pouvait soumettre ces deux colosses. Je commençais à comprendre la puissance de ce Jésus. La femme a repris de plus belle en m’encourageant à laisser tomber la sorcellerie en parlant de Jésus :

- C’est le plus grand guide l’univers, il est le rocher, la force, la puissance

 

 Plus elle parlait, plus je me sentais minuscule, elle parlait encore et me voilà les mains levées, me dirigeant devant l’autel devant cette femme. L’église entière s’est mise debout, la chorale s’est mise à chanter. La femme est descendue du pupitre, j’ai été converti par cette femme. Elle m’a dit qu’elle était venue pour cette œuvre, avant de m’embrasser. Le bruit a commencé à se faire entendre, les gens du quartier ont commencé à entrer dans l’église, car quelques fidèles sont sortis raconter qu’un sorcier se convertissait. Beaucoup me connaissaient. Mon petit est aussi revenu, avec des bandages sur tout le corps, il a réussi à se frayer un chemin et s’est approché de moi, je lui ai dit que j’avais accepté Jésus. Il m’a dit :

- Tu n’es plus mon ami ! Aujourd’hui tu es mon frère !

 

Les gens m’embrassaient, certains voulaient juste me toucher pour voir si c’était réel. Je suis rentré, j’ai annoncé à ma mère que j’avais accepté Jésus, elle a répondu :

- Je sais que mon Rédempteur est vivant !

 

Le soir en me couchant chez ma mère, le Diable a essayé de venir me parler mais je l’ai rejeté en me servant des mêmes mots que la femme dans l’église. J’ai dormi comme un bébé par la suite. Le lendemain je me suis rendu chez moi, je vivais avec une femme, et je me suis débarrassé de tout. Comme j’étais aussi militaire, je me suis rendu à la caserne et j’ai rendu mon arme et mes tenues. Le lieutenant m’a ridiculisé :

- Toi aussi tu as cédé à ce truc de devenir chrétien ?!

 

J’ai dit oui, il m’a encore dit que je pouvais être chrétien tout en servant l’armée, je lui ai dit que je ne voulais plus d’armes et je voulais servir Dieu seul. Je me suis débarrassé de beaucoup de choses, j’étais comme nu, je repartais de zéro. Un jour, un ange est venu me voir, il m’a dit qu’il avait une mission pour moi et que je devais le suivre. J’ai pris quelques maigres effets dans une valise, je suis sorti en me disant que j’allais prendre le bus :

- Seigneur dis-moi où je dois me rendre !

 

 

 

Je marchais vers une place, puis vers une autoroute. Normalement les bus de voyage ne s’arrêtent pas sur l’autoroute, c’est interdit, mais celui-là s’est arrêté et je suis entré. Il m’a demandé mon billet, je n’en avais pas. Il m’a demandé pourquoi je n’avais pas acheté un billet ? Je lui ai dit que je n’en avais pas et que c’était mon Père qui a fait en sorte qu’il s’arrête pour me prendre.

Il m’a demandé si j’avais de l’argent, et je n’en avais pas. Il m’a demandé quel était le nom de mon Père, j’ai dit que c’était Dieu et que c’est Jésus qui l’avait commandé de s’arrêter sur la route. Il m’a simplement demandé de m’asseoir, il ne restait qu’une place vacante. Je lui ai dit :

- Tu vois ? cette place était préparée pour moi.

 

J’étais derrière le conducteur, il m’expliquait qu’il avait quitté l’église depuis 16 ans. Je lui ai répondu que Jésus m’avait dit qu’il n’avait pas conscience qu’il était revenu à lui, et c’était pour cela qu’il l'a utilisé pour que je monte.

Plus loin je suis descendu, le chauffeur m’a demandé si j’étais sûr, car il n’y avait rien à cet endroit, aucune habitation rien, mais je savais qu’il fallait que je descende là, Dieu me le demandait. Le chauffeur n’a pas insisté il m’a simplement dit :

- Dieu te bénisse !

 

J’étais dans le noir, il faisait nuit dans un endroit perdu, avec dans ma valise, une seule tenue de rechange et une Bible. Je me suis demandé ce que j’allais faire. Je me suis assis quand j’ai vu de l’autre côté de la route une main de feu. J’ai couru pour me mettre sous cette main et j’ai dit :

- Seigneur je suis là !

 

Il m’a fait signe de me diriger sur un petit sentier, ce que j’ai fait, il était très tard dans la nuit. J’ai marché jusqu’à ce que je me retrouve sur un mont, en dessous il y avait la ville. J’ai dit :

- Que dois-je faire ?

Il m’a dit :

- Tu entrer dans cette ville, pour parler de moi ! Tu vas prêcher !

 

Le matin j’ai commencé à frapper aux portes. Personne ne voulait entendre parler de Jésus, les gens me refermaient leur porte au nez. Personne ne voulait me parler. La nuit je me demandais où j’allais dormir. J’ai aperçu un arbre dans la forêt, j’ai décidé de passer la nuit sous son feuillage. Le lendemain c’était encore la même chose, durant 3 jours, je n’ai rencontré personne qui voulait entendre parler de Jésus.

Je n’avais rien mangé, je n’avais pas d’argent, personne ne m’avait donné même une banane. Je me suis couché, j’ai levé les yeux vers le ciel, et j’ai aperçu un aigle. L’aigle s’est posé sur une branche près de moi, lorsqu’il s’est posé, il s’est transformé en démon.

Il m’a dit :

- Regarde ce que tu es devenu … tu étais riche et maintenant te voilà affamé sous cet arbre comme un fou dont personne ne veut, c’est ce que ton Jésus t’offre ? qu’as-tu mangé ? rien ? tu es pire qu’un animal. Jette-moi cette Bible et je préparerais ton retour, je m’occuperais de toi, on repart ensemble

 

Avec tous ces rejets et surtout la faim, j’ai réfléchi. Je suis là seul dans la forêt, personne ne veut m’écouter, personne ne veut de moi… mais je me suis révolté contre lui :

- Satan, lâche-moi, je ne veux plus rien de toi, va-t-en !

 

Il est parti. Je me suis mis à genoux pour remercier Dieu pour cette victoire, car il m’a effectivement laissé tranquille. Lorsque j’ai fini de remercier Dieu, j’ai eu une vision dans le ciel. J’ai vu deux anges venir avec un drap, chacun tenait un bout du tissu. Ils sont descendus jusqu’à mon niveau et ils ont posé le drap à côté. L’un d’eux s’est approché de moi et m’a tenu par l’épaule :

- Lève-toi ! Le Seigneur a ordonné qu’on te nourrisse !

 

 

J’étais si faible ... si affamé, j’ai regardé le drap il y avait tout ce que je voulais manger ! J’ai mangé, tout en croyant fermement que c’était une vision. Alors un des anges s’est encore approché de moi pour savoir si j’étais assez satisfait, j’ai dit oui, en frottant un peu de nourriture sur mes vêtements pour savoir si c’était réellement une vision. Les anges sont partis avec leurs affaires et je les ai vu monter vers le ciel qui s’est ouvert puis, il s’est refermé sur eux. Une fois seul, j’ai regardé mes vêtements pour savoir s’il y avait des traces de nourritures. Il y avait les traces ! j’ai alors compris que ce n’était pas une vision, je me suis mis à danser et à louer Dieu qui m’avait donné une nourriture du Ciel. Quel privilège !

 

Le lendemain, personne ne voulait toujours m’entendre, mais j’étais dans un autre état d’esprit. Après quelques jours, je me suis approché d’une maison, au milieu d’un champ de cannes à sucre. J’ai été rudoyé par un monsieur, avec sa faucille. Lorsque je lui ai expliqué que je venais parler de Jésus, il m’a fait comprendre qu’il avait déjà tué deux missionnaires. Il m’a dit que sa belle-mère malade et âgée ne pouvait pas sortir du lit, elle faisait tous ses besoins sur place. Sa femme était fatiguée de s’en occuper. Alors il m’a fait une proposition :

- Soit tu demandes à ton Dieu de la tuer ce qui nous soulagera, soit tu demandes à ton Dieu de la guérir, ce qui nous aidera ! Sinon, toi aussi tu finiras la tête coupée comme les deux autres missionnaires.

 

J’ai alors prié, en disant à Dieu, que cela lui appartenait de choisir si je dois sortir de cette maison avec ou sans tête.

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La dame devait donc mourir ou guérir pour que je sorte vivant de cette situation. J’ai été conduit dans sa chambre, je me suis agenouillé puis je me suis mis à parler de Jésus.

J’expliquais l’amour de Dieu, la puissance de Jésus pour libérer, ressusciter, envoyer l’Esprit-Saint. Je ne parlais que de cela. Pendant 4 jours, je ne faisais que parler de Dieu et de son Fils Jésus. Puis, la dame s’est levée du lit. Elle m’a regardé, elle s’est dirigée toute seule vers la cuisine pour m'apporter une boisson. Moi je demeurais à genoux les yeux fermés, je glorifiais Dieu pour ce miracle après 4 jours au chevet de cette dame.

 

C’était la première expérience, ma première mission pour Dieu conduite par Dieu. Le monsieur s’est approché de moi, il m’a demandé de me reposer chez lui, en m'assurant que je pouvais rester chez lui autant de temps que je le souhaitais. J’étais épuisé, j’avais dormi à terre pendant ces 4 jours. Je me suis alors alimenté et j’ai dormi dans une chambre.

Quelques heures plus tard, j’entends des bruits de voix, je m’approche de la serrure et je constate qu’il y a une petite foule et le monsieur leur disait :

- L’ « homme de Dieu » dort, ne vous inquiétez pas, dès qu’il sera debout, il guérira tout le monde ! Ne faites pas de bruit l’ «homme de Dieu » dort !

 

 

J’ai pris peur. Cet homme me mettait dans une situation délicate. Pendant que j’y pensais, je me suis souvenu des phrases de ma mère « Je sais que mon rédempteur est vivant ! ». J’ai pris une serviette, après avoir fait une petite toilette, j’ai saisi ma Bible quand j’ai entendu :

- L’ « homme de Dieu » est debout ! ça y est, il va vous guérir tous ! soyez tranquilles !

 

J’ai regardé, je me suis dit :

- Voila… l’épreuve du feu !

 

J’ai ouvert la Bible devant eux :

- « Car Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle » Jean 3 :16.

La vie éternelle c’est l’obéissance, c’est la foi, c’est le salut, c’est l’amour, c’est l’esprit que Dieu nous donne. Et vous offrez cet esprit au mensonge, à la sorcellerie, à l’idolâtrie …

 

Je prêchais, il y avait un prêtre handicapé d’une jambe. Je lui ai commandé de lâcher son bâton et d’avancer vers moi, il a marché normalement. D’autres venaient et guérissaient. Chacun voulait que j’aille ensuite chez lui prendre un verre ou partager un repas. Mais l’homme de la maison m’a interdit de sortir de chez lui. J’ai dû rester séquestré là. Quelques jours après, le prêtre s’est enfuit, il a abandonné son église. J’ai donc commencé mon premier culte dans cette église après avoir retiré toutes les statuettes. C’est comme ça que j’ai initié ma carrière de pasteur. J’ai pu partir de la maison de cet homme par la suite. L’homme qui m’hébergeait était devenu chrétien.

 

 

Ce que Dieu veut c’est que nous croyions. Il veut que nous ayons le courage de prêcher et de croire en la Vérité. Mais aujourd’hui on ne prêche que ce qui nous est agréable. On ne parle que de prospérité au peuple. La prospérité que Jésus souhaite, c’est le SALUT. C’est la prospérité spirituelle. Aujourd’hui nous avons perdu de vue la réalité biblique.

 

J’ai « fait la tête » dans 25 pays, j’ai dû me rendre dans 25 pays différents pour devenir un grand féticheur et servir le Diable. J’ai donné beaucoup au Diable, mais Jésus m’a accepté avec les seuls vêtements que j’avais sur le corps. Je n’ai jamais demandé de l’argent à personne, je n’ai jamais mendié auprès des fidèles. Mais je vois aujourd’hui des prières payantes, des enseignements payants ils ont fait de la maison de Dieu, une maison de business. Dans les églises ils veulent que les gens témoignent des biens que Dieu leur a donné, les gens se lèvent pour témoigner de la prospérité matérielle que Dieu leur a donnée. Mais ce n’est pas cela le Salut, où est le Salut, pourquoi ne prêche-t-on pas plus l’obéissance, le salut, en lieu et place de la prospérité matérielle ?

 

Pasteur ! Dieu veut que tu te reprennes, explique la réalité dans ton église locale. Laisse tomber le masque. L’église n’est pas un lieu pour ceux qui se sont enrichis, c’est un lieu où on s’enrichit spirituellement.

J’étais dans un hôtel à Porto Alegre où je devais prêcher. Dans ma chambre d’hôtel, le Diable s’est manifesté. Il m’a dit que je pouvais être pasteur et croire en Jésus. Mais il me donnerait tout ce que je voulais, des richesses, si j’acceptais son programme. Il ne voulait pas que je prêche sur lui ni sur la Vérité. Voilà l’œuvre de Satan, il fait la programmation, le contenu d’enseignements de certains pasteurs.

 

Le Diable n'a pas de puissance mais il a beaucoup de forces. Tout pouvoir a été donné à Jésus, le Diable n'en a plus. En Christ, vous êtes plus puissants que lui.

 

Lorsque je servais le Diable, au cours d'une réunion avec des démons, à laquelle beaucoup d'autres personnes assistaient, il était souvent question de la façon d'attaquer les couples. Il fallait semer la discorde, car la discorde au sein du couple, produit des insatisfactions et des préjudices de toutes sortes y compris des préjudices financiers. Puis il fallait encourager l'attaque en touchant à la santé. Ainsi tout le foyer devait être déstabilisé.

Vous devez rechercher Jésus. Jésus dit "Venez à moi", c'est une invitation que beaucoup déclinent, pourtant il dit : "Venez à moi, vous qui êtes chargés et  fatigués, et je vous donnerai du repos" Matthieu 11:28. C'est donc par Lui, que vous combattrez ces attaques dont vous ne connaissez pas toujours l'existence. La Bible le révèle, l'adversaire passe son temps son temps à élaborer des stratégies pour parvenir à vous déconstruire et à vous détruire.

"Le voleur ne vient que pour dérober, égorger et détruire" Jean 10:10

 

Si vous venez à Jésus, votre charge et votre fatigue sera allégée, votre vie sera plus clarifiée, parce que Jésus est lumière et vie, vie en abondance. Pour faire cesser les œuvres du Diable, la solution c'est Jésus. Aussi longtemps que le Démon attaque votre vie, jetez-vous aux pieds de Jésus. Si vous laissez faire le Diable, vous deviendrez une poubelle humaine, car c'est son projet, c'est son but pour vous.

 

Si ma mère ne priait pas pour moi, j'étais fini. J'étais déjà un démon, même physiquement je ressemblais de moins en moins à un humain, j'avais des longs cheveux anormaux, mon visage était étrange. Plus j'avançais dans le mal, plus je ressemblais physiquement à certains démons. Mais la prière, la prière d'une seule personne, m'a sorti de l'enfer où j'avais déjà mis les deux pieds. Pourtant, plus on priait pour moi, plus j'attaquais, ce qui n'a jamais découragé les vrais chrétiens, ceux qui veulent vraiment que votre âme soit rendue à Dieu sans contrepartie pour eux. Dieu est puissant, la prière désintéressée a un vrai pouvoir. Sur Terre, rien ne vous appartient, votre place et vos biens sont là hauts. Ne courrez pas forcément après des miracles, Satan aussi sait les produire. Restez dans la simplicité et la pureté de Christ. Pensez à votre famille, à votre foyer, vous avez le droit d'être heureux, heureux en Christ, Jésus est votre bonheur. Entre dans la joie de ton maître, il est vivant !

 

L’oreille de Dieu est Sainte, votre bouche doit l'être lorsque vous priez

 

Philippiens 4:8

Au reste, frères, que tout ce qui est vrai, tout ce qui est honorable, tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable, tout ce qui mérite l'approbation, ce qui est vertueux et digne de louange, soit l'objet de vos pensées.

Matthieu 25:21

… entre dans la joie de ton maître.

 

 

Je voudrais que vous réfléchissiez à cette image. Vous priez, un ange apporte cette prière à Dieu, lorsqu’il revient avec la réponse en temps voulu, il vous trouve dans la colère, dans l’ivresse et n’importe quel autre péché. L’ange retourne d’où il vient sans vous donner ce qui était prévu pour vous. Vous priez encore et la même chose se reproduit ... indéfiniment... Demeurez dans la sainteté, et si vous péchez, hâtez-vous de vous repentir, que Dieu ne vous trouve pas éloigné de lui.

 

 

Daniel 10:10,12

 

Et voici, une main me toucha, et secoua mes genoux et mes mains.

 

Il me dit :

- Daniel, ne crains rien; car dès le premier jour où tu as eu à coeur de comprendre, et de t'humilier devant ton Dieu, tes paroles ont été entendues, et c'est à cause de tes paroles que je viens.

 

 

 

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