Margaret Cho (Actrice, réalisatrice)
Je suis une américaine d’origine coréenne. Ma famille pratique ce qu’on appelle l’adoration des ancêtres dans le bouddhisme.
Le fait d’avoir à partager mon espace avec des esprits, ne me pose aucun problème. D’une certaine manière cela me rappelle mes ancêtres, qui selon mes croyances, sont toujours présents avec nous. Je n’ai pas de craintes particulières en ce qui concerne les fantômes, du moins je ne le pensais pas.
Je me rendais en Géorgie pour travailler à ma nouvelle émission : « Drop Dead Diva ». Le tournage avait lieu dans la petite ville de Peachtree City. J’avais donc loué une maison dont on m’avait fait parvenir des photos sur internet. J’avais la sensation qu’il y avait quelque chose de bizarre à propos des photos.
Sur les photos, on aurait dit qu’une ombre planait au-dessus d’elle, sans que ce soit l’éclairage ou quoi que ce soit. Je crois que des fois, même sur une photo, on peut percevoir qu’il y a quelque chose d’anormal.
Toutefois, la maison était dotée de tout ce que je souhaitais, il y avait entre autres, une piscine. Elle était aussi très spacieuse, je me suis dit qu’une fois sur place, je suis persuadée que la maison serait formidable et qu’il n’y aurait pas de problèmes.
La première fois que je suis entrée à l’intérieur, j’ai senti une présence. J’avais l’impression que quelqu’un était là.
Le premier soir, j’ai sorti trois réveils de mes bagages. Un réveil mécanique, un autre à piles et l’autre était celui de mon téléphone. Je dors très profondément et je n’ai pas l’habitude de me lever tôt. Comme j’étais très fatiguée, j’ai réglé les trois alarmes pour 5h du matin, je suis allée me coucher.
Le lendemain matin, je me suis levée à 5h30, les trois alarmes étaient désactivées ! Je n’y comprenais rien.
Je me suis dit que je m’étais peut-être réveillée durant la nuit pour éteindre les réveils, parfois on fait des choses durant la nuit sans trop s’en rendre compte. Je trouvais cela étrange mais je n’y ai plus repensé. Je me suis levée et je suis allée travailler.
Le lendemain, je devais encore me réveiller à 5h, alors j’ai programmé mes 3 alarmes. Encore une fois, je me suis réveillée en retard, les réveils étaient éteints ! J’étais très contrariée. Cela me préoccupait beaucoup.
Dans les jours qui ont suivi, je sentais vraiment que je n’étais pas seule. J’entendais souvent des bruits comme des portes qui claquent, mais je n’arrivais pas à déterminer la provenance exacte. J’entendais aussi des voix et des bruits de pas. J’essayais de bloquer tout cela en portant des bouchons et des écouteurs, ou, en jouant de la guitare très fort pour camoufler les bruits. Je faisais mon propre vacarme.
J’ai cru à un moment donné que c’était mon imagination, on se met à douter de soi-même. Je ne voulais pas trop y penser. Mais, plus j’ignorais cette présence, plus elle s’efforçait de se manifester.
Après quelques jours, j’ai décidé de confronter cette chose. Ma famille a déjà fait des expériences semblables avec des ancêtres et des défunts. C’était une approche qui m’était donc familière. J’ai dit : « Je sais que vous êtes là, je n’essaye pas de vous chasser. Je n’achète pas cette maison, j’y suis temporairement. Quoi que vous fassiez, je ne veux pas avoir peur. Je suis une personne conciliante, seulement ne m’effrayez pas. »
Mais ça n’a pas cessé. Plus tard je suis allée me coucher. Je me suis réveillée un peu avant l’aube. J’étais fatiguée, je n’avais pas envie de me lever. Je suis donc restée couchée. Mon lit s’est soulevé !
Le lit entier s’est soulevé en l’air. Puis, il est retombé.
C’était extrêmement surprenant et affolant. J’étais vraiment sous le choc. Il n y a rien au monde qui puisse expliquer que mon lit se soit soulevé de la sorte, et qu’il soit retombé au sol !
Un peu plus tard, j'étais couchée, je faisais face au mur, j’ai senti une froideur se glisser par-dessus moi. J’ai senti une force qui poussait le lit contre le sol. C’est alors que quelque chose ou quelqu’un, a soulevé le drap et s’est couché à côté de moi. Ce n’était pas humain !
J’étais trop effrayée pour me retourner, trop peur pour réagir d’une quelconque manière. J’avais si peur que je suis restée immobile.
Quand il a fait jour, je me suis retournée, et bien entendu il n y avait plus rien. A ce moment-là, j’ai compris qu’il fallait que je quitte cette maison. C’en était trop pour moi. Je n’arrivais plus à dormir et j’étais incapable de travailler. Je ne voulais pas avoir à gérer cette situation.
J’ai alors téléphoné à l’agent immobilier, j’ai insisté pour déménager le plus rapidement possible, je ne me sentais pas en sécurité.
J’ignore si cette présence voulait se débarrasser de moi, mais je devais quitter le logement. Après que je sois finalement parvenue à une entente avec l’agent immobilier et qu’il m’ait trouvé un autre logement, j’ai raccroché le téléphone. Tandis que je raccrochais le combiné, le four s’est mis à sonner, un bruit assourdissant et très pressant, comme si la maison entière hurlait contre moi.
Ça sonnait sans arrêt, sans que je puisse arriver à l’éteindre. J’avais beau appuyer sur les boutons, ça ne donnait rien. Puis le broyeur à ordures s’est soudainement mis en marche. On aurait dit qu’un esprit dans la maison était contrarié, il était enragé !
La maison hurlait de colère en essayant d’attirer mon attention. C’était de la folie. La vaisselle tombait seule et se fracassait au sol. Les casseroles se choquaient entre elles. J’ai fait mes bagages et je suis sortie le plus rapidement possible.
J’ai été témoin, d’une réaction excessivement violente. Cette maison était très active. Je me suis sentie véritablement agressée par cette présence.
Environ une semaine plus tard, j’y suis retournée pour rendre les clés et vérifier que je n’avais laissé aucun effet personnel. Juste devant la maison, il y avait un lapin mort. Il semblait avoir la gorge tranchée et avoir été tué violemment. Je pouvais voir certains organes qui étaient sortis de son corps. Le lapin était devant la porte, en guise d’avertissement, comme si on me disait « ne reviens pas ici !».
Je ne suis pas entrée. Par la suite, j’ai tenté de comprendre ce qui avait bien pu se passer. Je voulais une explication, découvrir comment, pourquoi cette présence s’était retrouvée dans cette maison. Les propriétaires n’ont pas voulu me dire quoi que ce soit, ils refusaient de communiquer avec moi. L’agent immobilier par contre m’a raconté que la maison était construite sur un ancien cimetière. Au XIXe siècle, de nombreux amérindiens de la tribu de Cherokee ont été obligés de quitter la région. Cette migration forcée a causé la mort de bon nombre d’entre eux. Le secteur est aussi connu sous le nom de : « Sentier des larmes ». C’est l’un des plus sombres chapitres de l’Histoire américaine.
J’en ai déduit que le lapin mort était le symbole du mécontentement de cet esprit. Il y avait une telle colère et une telle rage dans ce geste, qu’on ne peut pas attribuer sa présence à une simple coïncidence. C’était d’une certaine manière, palpable et bien réelle.
Je suis prête à partager mon environnement avec les esprits qui s’y trouvent, à condition, qu’ils n’essayent pas de me faire du mal.
Via : Discovery Channel
je ne veux pas que vous soyez en communion avec les démons. 1 Corinthiens 10:20 … à toi, l'Éternel, ton Dieu, ne le permet pas. Deutéronome 18:14.
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