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Eric Roberts (acteur, frère de Julia Roberts)
J’ai toujours cru aux phénomènes paranormaux. Il y a un monde parallèle. Les esprits et les fantômes existent. C’est ridicule de ne pas y croire parce que, ce qui alimente notre vaisseau ou plutôt notre corps, c’est une énergie, celle-ci ne meurt pas, elle peut seulement se déplacer. Il faut bien qu’elle aille quelque part, donc ce qu’on nomme les « esprits », existent, c’est évident.
Je ne me souviens pas bien de la vie que j’ai menée avant cette expérience. C’est arrivé quelques jours seulement après être sorti d’un coma. On m’a dit qu'avant, j’étais un crétin, mais je ne m’en rendais pas compte.
En juin 1981, je profitais d’un congé de deux semaines pendant le tournage d’un film. J’étais allé chez ma petite amie et je venais de sortir de sa maison. Je retournais chez moi pour faire mes valises car je repartais un jour ou deux plus tard.
Quand je suis monté dans mon véhicule qui était une Jeep, son chien est monté dans le véhicule qui n’avait que des demies portières. Je suis parti en roulant à 60km/h, le chien était penché par-dessus la portière. J’ai lâché le volant pour l’asseoir et j’ai heurté un arbre.
Je me suis trouvé à l’hôpital.
Je n’étais pas encore sorti du coma, j’ai le souvenir d’être sorti de mon corps et me tenir si près de mon propre visage que j’ai senti mon propre souffle. De là, je me suis mis à m’éloigner de mon corps. Je me suis éloigné au point de voir mon lit de la taille d’un pouce. A ce moment-là, j'ai senti que j’avais un choix. Je pouvais monter ou retourner dans mon corps et reprendre possession de mon corps. Je n’avais que 25 ans, ma vie n’était pas terminée.
J’étais sorti de mon coma depuis environ 4 jours.
J’avais le bras dans une écharpe un peu bizarre, j'avais des intraveineuses et j’étais dans une position étrange. Je ne sentais rien du côté droit de mon corps. Je me suis heurté la tête tellement fort sur la gauche, que le côté droit de mon corps était pratiquement paralysé.
Le médecin m’a dit que mon cœur s’était arrêté deux fois. Il semble que j’ai vécu ce qu’on pourrait appeler : « un retour à la vie ».
Deux jours après cet évènement, j’étais couché et je regardais la télévision avec le sentiment d’être le pire loser de la planète, je ne me sentais pas bien du tout. Je ne me souvenais même plus de mon nom et je pensais que je resterai handicapé toute ma vie. Je n’avais plus aucun souvenir tout était parti.
Puis, j'ai vu un petit couple entrer dans ma chambre. Ils étaient très menus. Les cheveux de la dame étaient blancs et l’homme avait des cheveux épars. Ils avaient l’air de descendre du train après un voyage de plusieurs milliers de kilomètres.
Ils avaient l'air content d’être arrivés, mais ils avaient des vêtements un peu froissés. Je me rappelle avoir trouvé qu’ils pourraient ressembler à mes grands-parents. Comme ils ne portaient rien de grande valeur, il fallait que tout soit propre. Ce détail m’a touché, parce que j’ai fait le lien avec ma famille.
En entrant dans ma chambre, ils me connaissaient déjà. Je leur ai demandé d’où ils venaient. Ils ont répondu, de Roumanie. Je leur ai demandé s’ils venaient juste d’arriver de là-bas, ils ont dit oui. De Roumanie directement à l’hôpital ? Ils ont dit oui. J’ai tout simplement accepté leur réponse.
Ils m’ont dit qu’ils sont venus « m’aider » et que je devais prendre du phosphatidylcholine parce que j’avais subi un important traumatisme crânien et que j’allais encore subir une importante perte de mémoire. Au bout d’un mois il fallait que je prenne des produits plus forts, de l’Aslavital et du Gerovital. Ils m’ont expliqué que l’Aslavital était un produit rajeunissant et qu’il aide à améliorer la mémoire. Ils m’ont dit que ces médicaments étaient illégaux, mais que j’en trouverai dans la plupart des pharmacies. Sans trop réfléchir, je leur ai demandé d’écrire les noms des médicaments. Ils l’ont fait, puis ils sont partis.
Je suis sorti de l’hôpital un mois plus tard. J’ai mis une semaine environ avant d’aller demander ces médicaments au pharmacien. A la pharmacie, j’ai demandé de l’Aslavital et du Gerovital. On m’a répondu 'chut', ces produits étaient illégaux.
Tous les pharmaciens en vendent clandestinement.
Il ne faut pas chercher loin, ils en ont tous, mais ils ne l’admettraient jamais. C’était la pharmacie où j’allais souvent, le pharmacien et les membres du personnel me connaissaient. Ils m’ont vendu une boîte de 5 flacons au prix de 100$.
Je n’appellerais pas cela un médicament pour la simple raison qu’il n’est pas approuvé par le Gouvernement.
J’ai commencé à prendre de l’Aslavital à ce moment-là, je la prenais par injection. Environ une semaine plus tard, tout à coup, des évènements me sont revenus à la mémoire. Je me suis rappelé la remise de diplôme à l’école secondaire, je me suis souvenu de mon agent, du moment où je l’avais rencontré. Des choses me revenaient à l’esprit. Je me souvenais d’où je venais, chose dont je ne me souvenais plus, mais dont les autres m’avaient parlé. L’Aslavital agissait.
Je croyais que ma carrière d’acteur était ruinée parce que j’avais subi un important traumatisme crânien et que j’étais blessé, parce que ce type de métier repose sur la diction et sur la mémoire. Je n’étais plus compétent ni dans l’un ni dans l’autre, mais grâce au couple roumain, j’ai retrouvé la mémoire.
Je suis retourné à l’hôpital pour demander à mon infirmière si elle connaissait le couple qui était venu me voir. Elle m’a demandé de qui je parlais …
J’ai essayé de les décrire en lui expliquant que je ne connaissais par leurs noms. Elle m’a dit qu’à part telle et telle autre personne, personne n’était venu me voir.
J’ai fait mon enquête, il semble qu’aucun employé de l'hôpital n'a vu ce couple.
Quand je me rappelle d’eux, je réalise que la texture de leur image était particulière. Ils n’étaient pas des êtres tangibles ordinaires. Ils étaient beaucoup plus vifs, même le veston bleu pâle de l’homme était beau, malgré l’aspect vieillot et usé, aussi étrange que cela puisse paraître. La femme portait beaucoup de jaune, ses vêtements aussi étaient pâles, comme s’ils avaient été lavés des milliers de fois. Ils sont entrés et ils sortis très vite de ma chambre, doucement et de manière prégnante, pourtant personne ne les a vu …
Au fil du temps en pensant à eux, j’ai fini par croire qu’ils étaient des esprits. Pour une raison que j’ignore, ils se sont pris d’affection pour moi. Depuis ce jour-là, j’ai développé un réel amour pour eux, je leur suis très reconnaissant, ils n’étaient pas des gens en chair et en os, ils étaient « autre chose ».
Tiré et traduit à partir de Discovery Channel
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