Pays : Brésil
Période : années 1970-1980-1990
Nombre de Pages : 29
Nom : Aldo Nascimento
Ancien macumbeiro devenu Pasteur, il nous raconte son parcours et sa descente infernale dans le monde de l'occultisme.
Retranscription audio, traduction.
PS : En portugais, le "X" se prononce "ch". Xuxa, se prononce Choucha. Babalorixa se prononce Babaloricha, etc.
... Attention ne lisez pas si vous êtes fragile ou trop sensible ...
Moi
Il a été difficile d'arriver jusqu'ici, le diable a lutté de plusieurs manières pour m'empêcher de donner ce témoignage. Je viens de Rio de Janeiro. Pour vous voir ici, le diable a lutté mais il a perdu, car je suis là. J'avais prêché jeudi et 54 âmes ont été converties.
En cours de route pour venir ici, lorsque j'étais dans la ville de Rezende dans l'Etat de Rio de Janeiro, il y'a eu un accident entre un camion et un van, juste à ce moment là, j'ai arrêté la voiture et je me suis précipité pour aider.
Il y' avait un vieux monsieur dont les morceaux de ferrailles bloquaient les jambes, un autre morceau de fer était dans sa poitrine, je me suis approché de lui, mais je ne pouvais rien faire, je ne pouvais pas beaucoup bouger, car il y' avait des bris partout. Il m'a regardé et il m'a dit :
- Vous êtes croyant ?
- Je suis Pasteur
- Je veux maintenant revenir à Jésus, car je ressens la douleur de la mort
J'ai mis la main sur lui, j'ai prié pour lui et je lui ai annoncé ce que j'ai reçu de Dieu :
- Tu ne vas pas mourir, tu vas même aller prêcher l'évangile du Christ
Rapidement les secours sont arrivés et l'ont aidé. Lorsqu'il était déjà attaché sur une civière, il a levé la main, le pouce en haut, en me regardant. J'avais déjà senti la différence. Il m'a dit que cela faisait 22 ans qu'il s'était égaré du chemin de Dieu.
Mes frères, Dieu a un plan pour chacun de nous, s'il veut nous ramener à lui, il le fera d'une façon ou d'une autre, mais il ne faut pas attendre d'être à l'article de la mort. Revenez lorsque vous êtes en pleine santé, pour œuvrer pour Dieu.
Chaque fois que je suis attendu dans une église, à cause de ce que j'ai vécu, les gens s'attendent à voir quelqu'un de beaucoup plus vieux.
Cela fait plus de 10 ans que je suis pasteur, j'ai voyagé dans 12 pays et dans tous les États du Brésil, je suis allé prêcher dans chaque petit coin du Brésil. J'ai surtout été connu au Brésil en 2004, après un débat et surtout lorsque j'ai commencé à donner mon témoignage.
Maintenant, j'habite dans l'Etat de Rio, dans une ville où presque tout le monde est évangélique, ceux qui ne le sont pas, sont fils de croyants.
A l'âge de 16 ans, j'étais déjà commandant en chef dans l'échelle de la magie noire. A cet âge-là j'avais déjà fait le tour des Umbanda, Quimbanda, Candomblé, Vaudou, Fétichisme (ce sont des religions et pratiques mystiques). J'ai atteint le grade 33, qui est le dernier grade de la magie noire.
En 1982, j'ai commencé à travailler pour Rede Globo (chaîne de télévision brésilienne) je travaillais pour "consacrer" leurs télénovelas (feuilletons brésiliens) c'est-à-dire, bénir au nom de Satan leurs séries et miniséries. (...).
J'ai effectué plusieurs travaux pour plusieurs personnes de Globo, pour des présentateurs et des acteurs. J'ai effectué des travaux pour Renato Aragão plus connu comme Didi des Os Trapalhões (troupe humoristique). Vous ne le savez pas, mais Didi est au 2e grade le plus élevé de la magie noire. C'est un pape de la magie noire.
Il a cette apparence gentille mais si tu le piétines, tu ne vivras pas suffisamment pour raconter ce qui c'est passé.
/image%2F0551142%2F20260711%2Fob_2f441f_capture-d-e-cran-2026-07-11-a-21.png)
Didi (Renato Aragão)
Il est un instrument terrible de Satan, il vit à travers les rituels sataniques pour obtenir la prospérité et la célébrité.
J'ai également travaillé pour Xuxa (actrice, chanteuse et présentatrice de programmes infantiles). Son pseudo traduit dans la magie noire veut dire : Oxum et Orixa (ce sont des entités démoniaques).
Xuxa travaille avec avec Exum Mirim, c'est un démon de petite taille qui accapare les enfants dans ses programmes télé, et dans les dessins animés. Ils possèdent les enfants et les rendent rebelles. Ce sont ces esprits qui dès l'enfance poussent les petits garçons à être efféminés et à vouloir essayer le rouge à lèvres par exemple. Ces esprits rendent les petites filles lesbiennes. Les enfants sont dominés par ces esprits à travers la télévision, à travers les programmes infantiles et les dessins animés, une force satanique qui arrive jusque dans les foyers.
Tous les monstres que vous voyez dans ces programmes n'ont pas été créés par hasard, ils existent réellement dans le monde des esprits tels qu'ils sont représentés.
Beaucoup de dessins animés, pas tous, mais plusieurs d'entre eux sont consacrés dans des rituels de magie noire. J'ai moi-même consacré un dessin animé à son arrivée au Brésil : He Man.
Il y' a un personnage dans ce dessin animé, une figurine volante, qui représente l'Exum caveira ou le dieu de la mort dans la magie noire. L'adversaire de He Man, se nomme "Esqueleto" c'est l'Exu de la mort, le dieu de la mort dans la magie noire. Les personnages de ces dessins animés n'ont pas été choisis au hasard.
/image%2F0551142%2F20260711%2Fob_b36b72_mv5byzaxyzg1ymutmzjkos00ngeyltkym2mtnt.jpg)
J'ai également consacré un autre dessin animé à son arrivée au Brésil : Thundercats dans lequel existe une entité appelée Mumm-Ra.
C'est un caboclo de Angola, (un cabloco est un métisse blanc-indien, mais dans la Umbanda, les caboclos représentent un peuple indigène qui a vécu par le passé et qui était doté d'une grande intelligence, on peut évoquer leurs esprits, car ils sont devenus esprits, on les invoque pour diverses raisons).
Lorsque Mumm-ra se transforme, il s'approche près d'une énorme marmite bouillante il tend les bras et évoque les "Anciens esprits du mal". Il invoque les premiers démons qui sont venus sur Terre. Il transforme cette ancienne forme, cette forme décadente en Mumm-ra, il se transforme alors en grand démon. Deux cobras poussent alors sur sa tête, et un cobra à 2 têtes sort de sa poitrine. Puis, il enchaîne avec un rituel où il tourne et transmet un mot satanique maudissant les enfants.
Mumm-ra est une momie qui se transforme en esprit du mal dans le dessin animé.
A ce moment il transmet un message :
"Au nom de Lucifer, prince des ténèbres, je maudis tous ceux qui me regardent".
Cet esprit perturbe les enfants, ils ne respectent plus leurs parents, deviennent agités, la force satanique est terrible. Un dessin animé qui a été consacré à Satan donne le pouvoir aux entités de venir jusqu'aux enfants et de les perturber psychologiquement, ils peuvent faire naitre l'idée à un enfant de tuer ses parents.

Mumm-ra
Il existe un caboclo nommé "7 encruzilhadas" c'est l'entité qui a fondé la Umbanda (religion mystique). Il procède par incorporation (entrer dans les corps des gens) comme un pai de santo (sorte de marabout). C'est une entité très puissante, qui sert à détruire de façon drastique. Le pai de santo est d'abord incorporé par « 7 encruzilhadas ». Puis le pai de santo l'envoie posséder un individu déterminé et cette personne va tuer la ou les personnes qu'on lui demande : le père, la mère, les enfants, peu importe l'individu visé.
Une fois la victime tuée, l'auteur jurera jusqu'à la fin de sa vie qu'il n'a rien fait, ceci parce que l'entité a utilisé son corps pour faire cela. Mais Dieu a soulevé une armée, ce sont moi et toi pour lutter contre les forces du mal, nous devons consacrer notre vie à Dieu. Pendant que tu perds du temps en loisirs inutiles, des âmes meurent entre les mains de Satan, priez pour le salut des âmes.
/image%2F0551142%2F20260711%2Fob_d8e20e_capture-d-e-cran-2026-07-11-a-21.png)
L'entité : 7 encruzilhadas
Vous avez la possibilité par vos prières de non seulement vous protéger, mais de freiner le mal qui est fait à des personnes à l'autre bout de la Terre. Alors, prend le temps d'ajouter quelques phrases dans tes prières pour le salut des âmes. Ces gens ne sont peut être pas chrétiens, ils ne savent même pas qu'ils peuvent se libérer de cela, ils sont perdus et confus, mais Dieu compte sur toi pour gagner la bataille.
J'ai fait des "travaux" pour des personnes importantes de notre pays. J'ai travaillé conjointement avec Tio Chico. Il a été le pai de santo le plus fort de l'Etat de Brasilia, il était le pai de santo de la magie noire là-bas, il s'est converti au christianisme.
J'ai fait un travail avec Tio Chico et 5 autres pai de santo gradés dans la haute élite de la magie noire, c'était l'époque où Tancredo Neves a gagné l'élection présidentielle (NDLR en 1985). Les tambours mystiques ont raisonné à Bahia, à Recife, à Brasilia (capitale du Brésil depuis 1960) et à Rio de Janeiro.
Au bout de 15 jours de rituel, Tancredo Neves le Président de la République est mort car il n'a pas supporté la pression des forces sataniques qui ont été produites pour le tuer.
/image%2F0551142%2F20260713%2Fob_916313_tancredo.jpg)
Le Président éphémère Tancredo Neves, entouré de médecins
La politique que nous vivons, est une politique de saletés, la plupart des politiques ont un pacte avec la magie noire. Pour qu'un sénateur soit élu, il faut un vote. Mais à Brasilia, il y'a des sénateurs qu'on a jamais vu, on ne connaît ni leurs noms, ni leurs matricules et personne n'a voté pour eux, pourtant ils sont bien là. Il en est de même pour certains députés fédéraux, des gens qui font faire des travaux dans la magie noire pour être élu et avoir de l'argent.
Il y'a ceux qui n'aiment pas voter pour des chrétiens, ils n'aiment pas l'idée qu'un homme de Dieu soit dans la politique, ils préfèrent voter pour des macumbeiros (pratiquants de magie).
A Rio, il y'a eu une nouvelle loi, la loi du silence, ils font fermer les églises sous prétexte qu'elles font du bruit.
Et le carnaval ?
Et le football ?
Et toutes ces fêtes païennes qu'il y' a dans notre pays ? ça ne fait pas plus de bruit ?
Un député chrétien s'est battu seul, par la grâce de Dieu et a fait annuler cette loi. Mes frères, au-delà de la considération politique, au moment de voter pour vos élus, placez les hommes de Dieu, cela est nécessaire. Une fois au pouvoir ces gens vont défendre les intérêts de Dieu et de l'église, les autres vous ne savez pas quels intérêts ni pour qui ils travaillent.
/image%2F0551142%2F20260713%2Fob_0fc0e9_fernandocolloroficial-2.jpg)
Fernando Collor de Mello
J'ai été pai de santo de celui qu'on surnomme "Cabeça" (La tête), Fernando Collor de Mello (ancien Président de la République), ainsi que celui de Paulo César Farias dit PC Farias, le Trésorier du Président. J'ai été pai de santo pour des acteurs, des actrices, etc.
/image%2F0551142%2F20260713%2Fob_a81db2_pc-farias.jpg)
PC Farias
Aujourd'hui, je travaille pour Jésus de Nazareth. C'est Dieu qui rachète l'homme des griffes de Satan.
Ma mère
Je vais vous parler d'une personne qui a été éprouvée, ma mère.
Je suis issu d'une famille de pasteurs. Je suis petit-fils d'un pasteur, Manuel Inacio da Silva. Mon grand-père a été un des pionniers de l'Assemblée de Dieu à Recife. Je suis petit-fils de la sœur Lia, ma grand-mère a été l'une des premières dirigeantes du cercle de prière fondé au Brésil, à Casa Amarela. Je viens d'une famille de l'Assemblée de Dieu. Ma mère dirigeait un grand cercle de prière dans notre ville, elle était connue comme prophétesse, les gens disaient d'elle qu'elle était un vase de Dieu.
Lorsque ma mère était enceinte de moi, un jour, alors qu'elle était dans un cercle de prière, quelqu'un lui a fait une révélation prophétique, une femme a mis la main sur le ventre de ma mère, et elle a dit :
- Femme, dans ton ventre, il y a un mâle, il va grandir et prêcher.
Ma mère a cru et a gardé ce message.
Le temps a passé, et lorsque j'avais 5 ans, je faisais partie d'un groupe de l'église appelé "Les petits agneaux de Christ", pourtant je n'avais rien d'un agneau, j'étais plutôt un petit loup.
J'étais l'enfant le plus terrible de l'église. Je perturbais tous les cultes, je faisais tomber les instruments de musique, les Bibles des gens, je courais dans l'église. Lorsque le portier (chargé aussi de la sécurité dans l'église) venait me chercher, je me cachais sous les bancs de l'église et je me faufilais entre les jambes des fidèles, il ne m'attrapait pas. Je courais par ci et par là. Aucun autre enfant ne s'amusait avec moi, j'étais terrible, une vraie peste.
La plupart des portiers étaient vieux, ils n'arrivaient pas à me maîtriser. Un beau jour, il y a eu un portier venant d'une autre ville. Mon oncle, le pasteur de cette église, lui a demandé d'être le portier de l'église.
Il était très attentif au moindre bruit et dès qu'un enfant commençait à courir, il se précipitait pour remettre de l'ordre. Une fille portait une jupe volante, je lui ai tiré la jupe et j'ai trainé la jupe à terre. Heureusement pour elle que dans le Nordeste, toutes les jeunes filles portaient des jupons. Le portier a assisté à la scène, il a vu la jeune fille pleurer. Il a demandé au 2e portier qui était cet enfant incontrôlable. Le 2e portier lui a dit, ne touche pas cet enfant, sa famille est l'une des plus importantes ici, son oncle est le pasteur et sa mère dirige le cercle de prière.
Comment se fait-il qu'au sein de l'église les gens craignent les "familles importantes" ? A l'église personne n'est plus important qu'un autre et aucune famille ne commande une autre. La seule personne qui commande ici, c'est Jésus.
L'autre portier a alors répondu, il a beau être l'enfant d'une famille importante, mais cette église ne leur appartient pas, elle appartient à Jésus, et maintenant je vais l'attraper il va arrêter de faire du désordre. Ce portier est donc venu, il a crié sur moi et j'ai eu peur. Il m'a demandé de prendre sa main et il a appuyé, j'ai menacé de le dire à mes parents, il m'a emmené dans le couloir de l'église, il a tiré mes oreilles.
Lorsque j'ai voulu pleurer il m'a demandé de me taire. Il m'a dit que si je continuais à faire du désordre dans l'église, il allait me frapper, « Va t'asseoir et reste tranquille ! », m'a –t-il dit. Je me suis transformé en petit ange.
Ce portier travaillait le mardi et le vendredi, et pendant ces 2 jours j'étais un vrai petit ange, les autres jours, je continuais à faire tout ce que je voulais. Heureusement que mon fils Jonathan, ne me ressemble pas. Il joue des instruments dans l'église et il chante, alors que moi j'étais tout le contraire.
Je n'avais pas d'amis, je jouais souvent seul. J'étais l'enfant de la vieillesse de mes parents. Ils me donnaient beaucoup d'attention et me pardonnaient beaucoup de choses. Mais c'était une erreur, car je suis devenu le plus terrible de tous leurs enfants, je faisais tout ce que les autres n'avaient jamais fait. Un jour, pendant que mon oncle faisait la sieste, lui qui me défendait quand les gens disaient que j'avais le démon en moi. Alors qu'il dormait, j'ai vu qu'il avait beaucoup de poils sur ses jambes. Je trouvais cela bizarre et j'ai décidé d'enlever ses poils.
J'ai pris du pétrole d'une lampe, j'ai versé en faisant des massages sur ses jambes. Mon oncle s'est réveillé croyant que je le massais, alors que j'étalais le pétrole, il s'est rendormi, je suis allé chercher des allumettes et j'ai mis le feu. Mon oncle s'est levé, on aurait dit un film d'horreur, courant criant, désespéré. Il a eu des brûlures au second degré, il en est presque mort. J'avais un mauvais esprit en moi, je voyais mon oncle brûler et je trouvais cela très amusant.
Ma mère est venue l'aider. Ma mère m'a tellement fouetté ce jour là ... Puis, elle a pris du maïs séché qu'elle a étalé à terre et m'a demandé de rester 1h à genoux dessus.
Le jour où tout a basculé
Lorsque ma mère allait travailler, elle demandait autour d'elle qui pouvait me garder, personne ne voulait le faire.
C'est donc ainsi qu'un jour, nous sommes allés en ville tous les deux pour faire des courses puisque personne ne voulait me garder. Elle devait acheter des tissus pour les tables de l'église. Les sœurs de l'église aimaient beaucoup ma mère, les gens la craignaient, car elle avait des révélations. Quand elle passait, les gens disait "c'est elle" "c'est le vase par lequel Christ parle". Mais le Seigneur a donné une dure épreuve à ma mère.
Lorsque nous avions déjà acheté les tissus, nous étions à la gare pour attendre le train retour, j'ai commencé à courir partout et je suis allé me cacher. Je voulais jouer à cache-cache, je me suis caché derrière la porte des toilettes de la gare. Ma mère me cherchait car le train était prêt à partir. Alors que ma mère désespérée me cherchant partout, elle a vu un petit garçon au loin dans le train au niveau de la porte, ce garçon avait les mêmes vêtements et les mêmes chaussures que moi, elle a cru que c'était moi, elle est montée dans le train, le train a fermé ses portes et est parti.
/image%2F0551142%2F20260713%2Fob_ab3be0_spv0519-alinemassuca-scaled.jpg)
Trem no Rio
A cause d'un jeu, j'ai perdu l'affection de ma mère, j'ai perdu ma famille, j'ai perdu l'opportunité de grandir dans un foyer chrétien, j'ai tout perdu.
A un moment, je sors de ces toilettes, je vois que le train est parti emportant avec lui la personne la plus importante de ma vie, ma mère, celle qui me défendait contre tout et tous.
Par exemple un jour, ma mère allait traire une vache, j'étais dans les parages et j'avais une chemise rouge. Le paysan qui était là m'a vu aller vers ma mère et m'a demandé de changer de chemise car les vaches n'aiment pas le rouge. Têtu comme je l'étais, j'ai dit : c'est ce qu'on va voir !
Je me suis mis à provoquer les vaches, lorsque l'une d'elles m'a vu, elle a commencé à charger vers moi. A ce moment précis ma mère a vu, elle a couru vers moi pour empêcher la vache de m'encorner, elle est tombée dans la boue. Dans cette boue il y avait un morceau de fer qui a traversé un sein de ma mère et un des poteaux de la clôture l'a rendue aveugle de l'œil gauche, elle est tombée là, comme ça en sang, avec un œil qui sortait de l'orbite. Mes oncles sont arrivés et j'étais paralysé. Ma mère a quand même couru pour m'embrasser et elle m'a demandé si j'allais bien. Et elle a dit : Grâce à Dieu tu vas bien !
Le seul amour pour lequel la Bible fait une comparaison avec Dieu, c'est l'amour d'une mère. Une mère normalement, aime son enfant plus que son mari, plus que son amoureux, plus que tout. Une femme de Dieu aime ses enfants de façon surnaturelle. Quand ses enfants sortent, la mère n'est jamais tranquille.
J'étais donc seul dans cette gare, je pleurais. Une fois dans le train, elle s'est rendue compte que le jeune garçon n'était pas moi. Mon père nous attendait à l'autre gare. Lorsqu'elle est arrivée, mon père a demandé où était son fils, ma mère a répondu : j'ai perdu notre garçon ...
Mon père a réussi à trouver une voiture de la mairie pour rentrer à Recife. Ils ont passé 3 jours à me chercher. Puis ils ont dû retourner à la maison. Mon père s'est adressé à ma mère :
- Tu as enlevé ma joie de vivre, tu m'as enlevé mon fils. A partir d'aujourd'hui tu n'es plus ma femme !
Comme je vous l'ai dit, j'étais le fils de la vieillesse de mes parents, mes parents étaient déjà vieux quand je suis né, j'étais le benjamin, celui qu'on dorlote et qui souvent fini mal dans la vie car jeune il n'a pas eu la même éducation que ses frères ainés, on lui a montré trop d'amour et peu de limites.
Il n'a pas les outils pour avancer dans la vie. Il est rebelle, désobéissant, méprisant et égoïste. Mais ce n'est pas de sa faute, c'est à cause de la défaillance de ses parents qui l'ont trop défendu et lui ont donné trop de permissions à la maison : Le fils de la vieillesse.
Mon père a pris sa licence de l'église, il l'a déchirée et il a dit à ma mère :
- A partir d'aujourd'hui je ne suis plus croyant non plus. Je ne veux plus que des chrétiens viennent chez moi !
Mon père était révolté, il ne parlait plus à ma mère. Ma mère a perdu le respect des membres de l'église. Autrefois admirée, à présent lorsqu'elle entrait dans l'église, les gens disaient :
- Regardez c'est l'irresponsable ! Elle a perdu un enfant de 6 ans ! C'est sûr que cet enfant est déjà mort !
Ma mère baissait la tête, se mettait à genoux et pleurait, non seulement elle m'avait perdu, mais elle a perdu son mari, le respect de l'église et les gens se moquaient d'elle. Elle raconte aujourd'hui que lorsqu'elle allait faire le marché, les gens lui demandaient :
- Oh sœur en Christ, où est ton fils ? Tu n'es pas venu avec lui ? Tu n'as pas dit que ton fils allait rentrer ? Ça fait déjà 3 ans !
Ma mère répondait toujours :
- Un jour il reviendra !
Ma mère me dit qu'elle pleurait dans la rue. Je lui manquais beaucoup. De mon côté, pendant ce temps, j'errais dans les rues, je me nourrissais dans les poubelles, je mangeais de la nourriture pourrie. Quelques fois il y' avait déjà des insectes dessus, mais je mangeais pour calmer ma faim. Un vendredi soir je dormais dans la rue. A Recife, le jour il fait chaud, mais la nuit il fait très froid à cause de la brise venue de la mer.
Alors j'ai pris un chien errant avec moi, je l'attrapais pour avoir un peu de chaleur, donc je dormais souvent avec les chiens. Un jour, des hommes sont venus et m'ont vu avec les chiens. Ils se sont dit que j'étais un violeur d'animaux et ils voulaient m'attraper pour me punir. J'ai entendu cela et je me suis dit que j'allais leur expliquer que je me servais des chiens pour me réchauffer et pouvoir dormir.
Lorsque je me suis levé, un des garçons m'a donné un coup de pied avec ses bottes, ce sont ces bottes qui ont du fer à l'avant, lorsque son pied a atteint mon visage, le fer m'a ouvert la mâchoire, j'en porte encore la cicatrice, il a également brisé mon maxillaire gauche. Je suis tombé par terre, je ne pouvais pas crier car mon maxillaire gauche était ouvert et visible. Je me suis levé pour fuir, et son ami a pris un poing américain.
Avec ce poing en fer, il a frappé là où c'était déjà ouvert, je me suis évanoui. Pendant toute la nuit je suis resté sous un banc à saigner. Le matin, un jeune homme qui passait toujours là et qui me donnait des popcorns, m'a emmené à l'hôpital dès qu'il m'a vu. Lorsque l'infirmière a commencé à coudre ma bouche, elle a demandé qui avait bien pu faire cela à un si jeune garçon. Le médecin a dit :
- Un garçon comme celui-là, il doit être un de ces petits voleurs, sniffeur de colle, il a certainement volé le porte-monnaie de quelqu'un et on l'a puni. Fini vite de le coudre et met le dehors il pue trop !
/image%2F0551142%2F20260711%2Fob_f524c5_capture-d-e-cran-2026-07-11-a-21.png)
/image%2F0551142%2F20260711%2Fob_372f20_capture-d-e-cran-2026-07-11-a-21.png)
Illustration des enfants vivant dans les rues au Brésil
J'ai vu qu'à leurs yeux je n'étais rien, je n'étais personne, je n'existais pas. On m'a mis dehors, je regardais le ciel et je pensais à ma mère, je me souvenais de ce qu'elle racontait, elle disait que Dieu donnait du pain et de l'eau aux gens de la Terre afin qu'ils ne meurent pas de faim. Cela faisait des jours que je n'avais pas mangé.
Je ne pouvais rien manger, j'étais obligé de boire de la soupe ou des aliments liquides. Mais où allais-je trouver de la soupe, je n'avais pas d'argent. Lorsqu'il pleuvait, je prenais la boue et je buvais. J'allais à la plage et je prenais le reste de l'eau de coco que les gens avaient bu. C'était ça ma soupe. Je passais des nuits affamé, je recevais beaucoup de coups des autres petits enfants de rue comme moi.
Un jour, je suis allé dans un centre d'aide sociale croyant que j'allais être sauvé. Mais ce fût la plus grande malédiction pour moi.


Une voiture s'est arrêtée, une dame en est sortie pour distribuer la soupe aux enfants des rues. Je ne savais pas qui elle était. C'était la macumbeira (pratiquante de macumba) la plus puissante de l'Etat de Pernambuco. Connue comme Tia Dinar (Tante Dinar), commandante en chef du haut escadron de la magie noire.
La femme
Lorsque je me suis aligné dans la file pour recevoir la soupe, elle m'a sorti de la file :
- Madame, vous n'allez pas me donner de la soupe ?
- Bien sûr que je vais le faire
- Je te sors de la file, parce que tu es un enfant spécial, tu vas manger autant de soupe que tu en voudras
Elle m'a donné beaucoup de soupe, puis elle m'a demandé :
- Pourquoi es-tu dans la rue, n'as-tu pas un père, une mère ?
- Si j'en ai, mais je me suis perdu et je ne sais pas comment rentrer chez moi
Je lui ai dit le nom de ma ville, elle m'a dit qu'elle ne la connaissait pas
- Si tu veux je t'emmène chez moi, je vais m'occuper de toi comme un fils
- Chez vous il y' a-t-il de la nourriture ?
- Oui, bien sûr
- Y' a-t-il un lit pour me coucher ?
- Oui, bien sûr
- Alors je viens
C'est ainsi que je suis arrivé dans le plus grand centre de sorcellerie de Pernambuco. Elle y vivait, mais c'était aussi un grand centre où elle recevait des hommes politiques, des acteurs et actrices, etc. Toutes les personnes puissantes qui venaient faire un pacte satanique ou demander un service mystique.
Tia Dinar m'a dit :
- J'ai besoin de toi, tu seras mon substitut, je vais t'enseigner l'art de la magie
J'ai commencé à connaître la force de la magie noire
- Maintenant tu n'as plus de père et tu n'as plus de mère
- Mais j'ai un père et une mère !
- Non c'est fini, tu n'en as plus, je vais t'enfermer dans cette chambre, tu vas sortir uniquement lorsque tu comprendras que tu n'as plus ni père ni mère
Elle m'a enfermé dans une chambre obscure pendant 45 jours. Elle me donnait à manger uniquement à 22h, elle glissait un bol de soupe salé étrange, sous la porte. J'avais tellement faim que je mangeais.
Après 45 jours, je ne me souvenais plus avoir eu un père ou une mère un jour. Ce souvenir était effacé de ma mémoire. Elle m'a fait un traitement spirituel, un nettoyage de mon esprit et mon passé a été effacé. Après 45 jours, je m'étais déjà habitué à cette soupe, lorsque que je suis sorti de la chambre, je lui en ai demandé. Elle m'a répondu :
- Va en prendre dans le frigidaire
Je suis allé vers le frigidaire et quand je l'ai ouvert, il n'y avait pas de soupe, il y' avait que du sang humain, c'est ce qu'elle m'a donné avec du sel pendant 45 jours !
A cause de cela, j'ai commencé à recevoir des esprits dans mon corps. Pendant encore 7 jours, elle m'a enfermé dans une chambre de "développement" pour recevoir des "guides". Les guides les plus forts sont contrôlés par des babué, babua, baburia, et des babalorixas.
(Baba : père. Ce sont des prêtres, des leaders de centre de culte d'une des religions afro-brésilienne. Ces termes sont utilisés par des adeptes du candomblé qui est une religion mystique)
Ce sont des « pai de santo » d'Angola (marabouts très puissants), lorsque les « pai de santo » de cette catégorie font des rituels pour tuer quelqu'un, ils peuvent le tuer dans l'heure qui suit si Dieu n'intervient pas !
Ils peuvent faire un rituel pour envoyer la lèpre, une autre maladie, ou faire plonger quelqu'un dans la faillite financière.
Ainsi, Tia Dinar m'a enfermé dans une chambre de développement dédiée aux babalorixas, alors que je n'étais qu'un enfant. L'avant dernier jour, j'ai commencé à être incorporé par des guides que seuls les pai de santo de hauts grades recevaient normalement.
En une seule nuit, j'ai reçu tous les guides qu'on ne reçoit que progressivement, en temps normal chaque année. Lorsque je suis sorti de cette chambre, Tia Dinar a tout de suite vu le nombre de grades que j'avais reçus, elle a eu peur et m'a dit :
- Je vais t'envoyer tout de suite à Bahia, parce que tu as reçu des guides trop forts et je ne travaille pas avec eux, tu vas devoir aller à Bahia, te développer avec la mãe menininha do Cantuá
/image%2F0551142%2F20260711%2Fob_060e44_capture-d-e-cran-2026-07-11-a-22.png)
Mae Menininha do Cantua (Maria Escolastica Da Conceiçao Nazaré)
Je suis resté 7 à 8 mois là-bas, elle m'a enseigné tout l'art de la magie, tout le contrôle du pouvoir satanique, toute la force de la magie noire. Lorsque cela fut achevé, elle me dit :
- Tu vas diriger 27 cultes de haut grade de la magie noire. N'accepte aucune effronterie d'aucun être humain !
/image%2F0551142%2F20260712%2Fob_dc952d_image-0551142-20210313-ob-dd766f-captu.png)
A cette époque, je faisais des sauts de 3 mètres de hauteur. On m'avait emmené à une plage appelée Velamar, et c'est là que je me suis mis à sauter, je ne sais pas à quoi cela servait, je crois que les pai de santo voulaient savoir quel esprit m'incorporait à ce moment là. Voici l'une des photos qu'ils ont prises.
J'étais possédé par un exu qui me donnait cette force surnaturelle. Possédé par cette entité, je pouvais tuer n'importe quel homme qui me défiait. On a commencé à me craindre et j'étais alors connu à Pernambuco, comme le petit garçon de l'enfer (menininho do inferno). J'étais le pai de santo le plus jeune de l'Etat de Pernambuco.

J'ai commencé à faire des grands travaux. En 1982, j'ai connu Roberto Marinho (NDLR, président du groupe Globo, aujourd'hui décédé). La mae de santo m'a dit :
- Je vais te présenter à quelqu'un de très puissant, s'il t'apprécie, il voudra que tu travailles pour lui.
J'ai fait un rituel pour lui, il a apprécié, il m'a alors embauché pour consacrer (bénir mystiquement) ses novelas (feuilletons brésiliens).
Mon premier travail
Je vais vous montrer mon ticket de transport sur lequel à l'arrière, on imprime des avis de disparitions d'enfants.
Il y est écrit : « Enfant disparu ». Cet enfant a disparu alors qu'il avait 13 ans, Fabiano, disparu en 1996. A 13 ans ne pensez-vous pas que Fabiano pourrait dire aux autorités compétentes quel est le nom de son père et de sa mère ?
Ne peut-il pas dire le nom de son quartier ou de la ville dans laquelle il habite ? La réponse est oui, alors pourquoi n'est-il pas à la maison ? Pourquoi cela fait si longtemps et personne ne le trouve ? Je vais vous expliquer et vous donner la raison.
Mais d'abord regardez cet autre ticket, où Tatiane qui a disparu en 1992 avait également à l'âge de 13 ans, il y'a plusieurs tickets de transport de ce genre, des gens qui ont disparu et ne sont plus jamais rentrés à la maison.
Vous savez pourquoi ? Ces gens là ne se perdent pas, ils sont séquestrés pour être sacrifiés dans des rituels de magie noire !
Je veux maintenant lancer une alerte à toutes les personnes qui regardent les télénovelas. Avant d'enregistrer une novela, il est fait un rituel satanique, la télénovela est offerte à un caboclo appelé caboclo de orixa.
Le caboclo de orixa réclame en sacrifice 6 enfants.
On attache les pieds de l'enfant, ses bras, on le met sur un autel, en dessous il y a un récipient, on prend un poignard de tranca-rua (nom d'un esprit) et on transperce le cœur de l'enfant. Lorsqu'on retire ce poignard, on appuie pour qu'il y ait de la pression et le sang sort. L'enfant se débat sur la table jusqu'à la mort. Puis on retire son sang, sa chair, ses os, qu'on brûle comme encens au caboclo de orixa. Le même processus se répète, avec les 5 autres enfants. La télénovela est alors dite "consacrée".
Les acteurs de la novela font partie du rituel, puis la novela est diffusée avec un pouvoir terrible !
Le jour du Jugement Dernier, les pai de santo vont payer pour leurs actes. Les acteurs et actrices qui ont pris part à cela, répondront de tout cela devant Dieu. C'est pour ces raisons qu'il ne faut plus jamais regarder les novelas car vous aussi maintenant que vous savez ces choses, vous devenez complices. Ce n'est pas quelque chose d'indispensable à vos vies. Il y a des gens qui ne perdent pas un seul épisode, et lorsqu'ils ne sont pas à la maison, ils enregistrent. Quelle fidélité !
Pourtant, il y a des chrétiens qui n'ont pas cette même fidélité avec Dieu, qui ne consacrent pas ce temps à Dieu. C'est à cause de votre audience, que ces enfants disparaissent. Vous ne le saviez pas ? Certes. Mais à partir d'aujourd'hui tu le sais.
Rien à la télévision ne captive autant qu'une série. Tu peux connaitre quelqu'un de très gentil et très calme. Mais lorsqu'elle regarde sa série, essaye un peu d'éteindre la télévision et tu verras sa réaction.
Il paraît que 60% des femmes adultères au Brésil, le sont, à cause de ces feuilletons, à cause de la vie qu'elles projettent dans ces histoires. Ensuite, elles ont l'impression que leur propre vie est fade et insatisfaisante. Oui, ces séries rendent aussi les gens infidèles.
Ainsi donc consacrer des novelas a été mon premier travail, et j'ai commencé à connaître les acteurs, ces gens connus. J'ai connu Renato Aragão. Il m'a cherché pour lui faire un travail, j'ai fait le travail et il m'a payé. J'ai offert cet argent comme offrande à Iémanjà, la reine de la mer, sur une plage appelée Boa Viagem (Bon Voyage) à Recife.
/image%2F0551142%2F20260713%2Fob_da22ba_85b04b0f-6bca-4e56-bb25-fafc56d28175-3.jpg)
/image%2F0551142%2F20260711%2Fob_d53873_25d57c51-8186-48be-9e7a-ea591d638c48.jpg)
Praia Boa Viagem, Recife
Lorsque je lui ai apporté cette offrande, elle s'est matérialisée et m'a dit :
- Je ne veux rien de ce que tu m'apportes là
- Et que désirez-vous ?
- Je veux du sang
- De quel type d'animal ?
- Je ne veux pas du sang d'animal
- Je veux du sang humain, je ne veux pas du sang d'un homme, je veux du sang d'une femme. Je veux que tu retournes sur terre et que tu me ramènes une jeune fille de 15 ans. Tu la poignarderas 7 fois ici dans la mer, je boirai son sang et je mangerai sa chair
Je suis sorti de la mer, à la recherche d'une fille de 15 ans.
Sachez que lorsque vous sortez de chez vous, le diable vous guette, où que vous alliez, le diable vous guette soyez en sûrs de cela !
Savez-vous pourquoi il ne peut rien vous faire ? Parce qu'un ange avec une épée enflammée le regarde. Il ne peut rien vous faire. La Bible dit que les anges du Seigneur campent autour de ceux qui le craignent et les libèrent, c'est pour cela que le diable ne peut pas vous prendre. Il vous suffit d'être fidèles et obéissants envers le Seigneur, car les anges du Seigneur sont bien là.
Me voilà à la recherche de la fille de 15 ans. Je me suis naturellement rendu devant un collège et j'ai attendu que les classes finissent. Une multitude de jeunes sortaient et j'ai repéré une fille dont j'ai estimé l'âge à 15 ans par rapport à sa classe. Je me suis mis à la suivre jusqu'à une rue où il n'y avait pas beaucoup de gens et j'ai vite garé ma voiture. Je suis descendu, je l'ai saisie par le cou et je l'ai jeté dans la voiture avec ses affaires pour ne pas laisser de traces. J'ai démarré en trombe direction la plage de Boa Viagem, pour le sacrifice.
Cette fille devait mourir pour que Renato Aragão ait plus de succès et plus d'argent. Lorsque je suis arrivé à la plage de Boa Viagem, cette fille était presque évanouie. Mais une voiture de patrouille de police est passée près de nous et elle s'est mise à crier. J'ai eu peur, mais j'ai encore eu le temps de saisir son cou pour qu'elle s'évanouisse à nouveau. Lorsque j'ai garé la voiture, elle est sortie par la porte arrière et s'est mise à courir, je courrais après elle.
Heureusement pour moi elle ne courait pas vers le centre ville, sinon quelqu'un aurait pu la voir. Elle a couru vers la plage et cette plage Boa Viagem est très large. Je l'ai très vite rattrapée. Cette jeune fille était blanche de peau, ses yeux étaient rouges tellement elle avait pleuré, elle était désespérée par la peur de la mort et moi j'avais ce poignard dans les mains.
- Si tu cours, je vais t'ouvrir le bras et tu vas saigner jusque dans l'eau, il vaut mieux que tu viennes tranquillement, je te tuerai vite et tu ne sentiras même pas la douleur de la mort.
Cette jeune fille était désespérée, elle avait peur de perdre sa vie, son avenir. Moi j'étais l'instrument du diable, alors la tuer ne représentait rien pour moi, je me suis approché d'elle pour la saisir et l'emporter dans la mer.
Mais, elle a fait un pas en arrière et a levé la main, je croyais qu'elle voulait se battre donc je me suis encore approché d'elle et elle a crié très fort :
- SATAN, par le pouvoir du nom de JÉSUS je te réprime MAINTENANT !
A ce moment une lumière forte est sortie de la fille et m'a fait tomber, j'avais mes esprits dans le corps et je suis tombé à terre. J'ai regardé la fille au dessus de moi, elle était rouge et entourée de lumière, elle m'a encore crié :
- Jeune homme je te le dis j'appartiens au Seigneur qui est le créateur du Ciel et de la Terre !
Je n'arrivais plus à bouger ... les esprits qui étaient en moi étaient paralysés. La fille est partie. Je ne sais pas si elle a vu elle-même cette lumière qui était en elle, je ne le pense pas. Quand je me suis finalement levé, elle était déjà loin. En entrant dans ma voiture, je me suis dit qu'elle devait être une mae de santo (marabout), et qu'alors j'allais la tuer en rituel.
J'ai appelé plusieurs pai de santo très forts pour m'aider dans le rituel. Nous avons fait le rituel et là j'ai envoyé un esprit pour la tuer chez elle, où qu'elle soit. Mais l'esprit n'est jamais revenu. Alors j'ai fait un autre rituel, j'ai envoyé Exu caveira.

Il est parti et revenu, il s'est matérialisé parmi nous et je lui ai demandé :
- As-tu tué la jeune fille ?
- Non je ne l'ai pas tué et je ne peux pas la tuer, je ne peux même pas toucher à un seul fil de ses cheveux
- Elle est plus gradée que moi ?
- Non, je ne peux pas la tuer car elle appartient à Dieu
Si tu appartiens au Seigneur Dieu, l'être suprême et terrible, le diable ne peut pas attenter à ta vie, car Dieu est de ton côté. Sois obéissant, surveille ta vie, car il arrive des choses que tu ne peux même pas t'imaginer. J'ai été sorcier, j'ai tué, et la seule fois où j'ai échoué c'était avec cette chrétienne véritable. Dieu te donne la victoire et te libère des mains de Satan !
J'ai été révolté par cet échec, j'ai téléphoné à la Mae menininha à Bahia, pour lui demander ce qu'il se passait, je lui ai raconté cette histoire et elle m'a demandé :
- Qu'est-ce que l'esprit t'a dit ?
- Il m'a dit que la fille est chrétienne et qu'il n'a pas pu la tuer
- Mais tu es resté 8 mois ici avec moi, je t'ai répété plusieurs fois, que tu ne peux pas faire de travail contre les vrais chrétiens
- Mais quel est le problème ? Elle est humaine n'est-ce pas ?
- Oui mais leur Dieu ne permet pas que la sorcellerie les atteignent, tu te souviens quand je t'ai dit que tu pouvais devenir le plus grand babalorixa ? Alors arrête de chercher des chrétiens
- Et si je n'arrête pas ?
- Alors tu vas mourir
- Mais qui va me tuer ?
- Le Dieu des chrétiens
- Pourtant tu m'as dit que mes "guides" me protègent de tout et de tous
- Mais pas de Lui. Lui peut te détruire en moins d'une seconde malgré tes "guides". Lorsque quelqu'un te demande de faire un rituel de mort, cherche à savoir qui est la personne visée avant de commencer les rituels, si c'est un chrétien "pratiquant" retiens-toi de le faire parce que les esprits qui vivent dans toi seront anéantis et causeront ta mort.
Quinze jours plus tard, une jeune fille m'a cherché en disant :
- On m'a dit que tu faisais des travaux de mort, j'ai envie de tuer une femme
- Qu'est-ce qu'elle t'a fait ?
- Elle n'a rien fait, mais elle est avec un homme dont je suis amoureuse
- Tu sors avec lui ?
- Oui je sors avec lui, mais, c'est son mari et je veux la tuer pour le garder
- As-tu de l'argent ?
- Oui, peu importe combien il faudra, je paierai
- Apporte-moi une photo de la jeune fille et cherche à savoir quelle est sa religion
- D'accord
Elle m'a apporté la photo et a cherché à connaître la religion de cette jeune épouse
- Alors à quelle religion appartient-elle ?
- Ce n'est pas du tout ce que tu crois, elle ne fréquente aucun centre (mystique), elle n'est pas mae de santo, ni rien de tout ça, c'est une pauvre femme
- Oui, mais je veux savoir à quelle religion appartient cette "pauvre femme" pour savoir si je peux la tuer
- C'est ce genre de pauvres femmes qui fréquentent l'église
- Alors, il faut que tu trouves un autre macumbeiro (sorcier) pour la tuer.
- Pourquoi ? Je t'ai dit qu'elle n'a aucune protection, elle ne voit pas de pai de santo, elle ne porte aucun gris-gris sur elle, donc elle est accessible
- Cette "pauvre femme" comme tu dis, je ne suis pas capable de la tuer, son Dieu ne permet pas aux entités d'entrer dans sa vie pour la tuer.
Ne vous y trompez pas mes frères, ne pratiquez aucun rituel, n'allez consulter personne en dehors de votre Dieu. Quoique vous ayez besoin, demandez le vous-même à Dieu. Que Dit la Bible à ce sujet ?
Que tu dois t'enfermer dans ta chambre et parler à Dieu et il sera là. Crois-tu pouvoir consulter des marabouts, écoutez des conseils des gens qui "pratiquent" et venir après t'agenouiller devant le Seigneur ? Crois-tu être protégé ? Choisis ton camp, sois fidèle à Dieu et il sera fidèle à toi. Tout ce que Dieu promet est aussi conditionné à ton obéissance. Personne ne trompe Dieu.
J'avais donc arrêté de travailler contre les chrétiens. C'est à ce moment aussi que j'avais consacré la novela Tiêta do Agreste. C'était une période où certains crimes que j'avais commis avaient été découverts.
/image%2F0551142%2F20260711%2Fob_48fc00_29217188.jpg)
Des gens qui travaillaient pour nous en nous apportant des enfants (kidnappeurs), avaient été emprisonnés. Ils ont livré le nom du Centre et de moi-même. La police fédérale est venue me prendre.
Je devais être mis dans la prison de haute sécurité de l'Etat de Pernambuco, car les prisonniers voulaient me tuer, ils avaient appris que je sacrifiais des enfants.
J'ai été envoyé dans la prison de São Bernardo à Alagoas. Les journaux et la télévision de São Bernado, avaient révélé que : "Le plus grand mangeur d'enfants de Pernambuco arrive en ville, le pai de Santo menininho do inferno, un macumbeiro (sorcier) terrible"
/image%2F0551142%2F20260711%2Fob_be5d61_capture-d-e-cran-2026-07-11-a-22.png)
/image%2F0551142%2F20260711%2Fob_119238_capture-d-e-cran-2026-07-11-a-22.png)
Prisao Sao Bernardo - Alagoas
Tous les prisonniers m'attendaient de pied ferme pour me tuer, la population était révoltée, la voiture de police dans laquelle je me trouvais, a été criblée de jets de pierre. J'avais 20 ans à cette époque et je me demandais ce que j'avais fait au peuple pour qu'il veuille me tuer.
J'ai été placé dans une cellule isolée. Lorsqu'on m'envoyait à la promenade, je recevais des coups de tous les côtés de la part des autres prisonniers. Une fois, alors que je faisais la queue pour le déjeuner, un prisonnier est venu avec un poignard en me disant
- Macumbeiro, tu vas mourir tout de suite !
Il m'a enfoncé le poignard dans le ventre et la lame est allée se loger jusque dans ma colonne vertébrale. Lorsqu'il me perçait, il remuait encore le poignard en me disant que j'allais mourir, puis lorsqu'il a enlevé le poignard de mon ventre, le sang a commencé à gicler et je me suis effondré au sol.
Les autres prisonniers se sont approchés et ont commencé à me donner des coups de pieds dans la tête. Les gardiens ont mis du temps à arriver, ils espéraient que je meure.
Moi-même je ne comprenais pas pourquoi je ne mourais pas. Les coups pleuvaient. Je ne suis pas mort à cause de la promesse de Dieu, lorsqu'il a annoncé à ma mère dans le ventre, que j'allais être un grand prédicateur. Dieu est fidèle et véritable. J'ai fini par être poignardé à huit reprises. Les jours suivants, j'ai continué à recevoir des coups.
J'ai téléphoné à la mae de santo
- Quand est-ce que tu vas me sortir d'ici ?
- Je ne peux pas te sortir de là, étant donné que tu as confessé les crimes, tu vas rester là. J'ai parlé à tout le monde, même au Gouverneur, mais il n' y a pas de solutions pour toi. On va faire une réunion avec les babalorixas et on verra ce qu'on fera de toi.
La réunion a eu lieu, et ils ont dit que j'avais été impliqué avec trop de chrétiens, cela a dérangé le fonctionnement de nos centres. « On va le dispenser de la magie, il va rester en prison, laissons le mourir là bas ».
Lorsque je l'ai eue au téléphone,
- J'ai une mauvaise nouvelle à t'annoncer
- Parle
- Tu as été dispensé de la magie, tu n'es plus membre
- Et maintenant ?
- Maintenant ça te regarde, débrouille-toi !
- Mais tu sais pourtant que je n'ai personne, je n'ai ni père ni mère, la seule personne que j'ai, c'est toi, tu es ma mère
- Je n'ai jamais été ta mère, tu es entré seul par toi-même, et tu resteras seul.
J'avais 20 ans, je n'étais plus macumbeiro, je n'avais jamais été à l'école, j'étais illettré. Je ne savais même pas écrire mon nom. Je vivais uniquement dans la magie. Je n'avais pas évolué avec des enfants, j'avais vécu dans le centre, pratiquant la magie. C'était mauvais mais c'est tout ce qu'on m'avait enseigné. J'étais dans cette prison où 2 000 prisonniers voulaient ma mort !
Chute et Délivrance
Jeudi, c'était jour de visite à la prison, tout le monde recevait de la visite sauf moi. Lorsque j'avais été dispensé de la magie, les esprits et les guides étaient également partis. Libre de mes propres pensées, j'ai commencé à comprendre la vie de l'être humain. Je me suis demandé pourquoi j'étais différent de tout le monde ?
Tout le monde a un père, une mère, moi je n'en ai pas, je ne me souvenais pas d'eux. Je me posais la question : Comment suis-je né ? De qui suis-je sorti ? Je n'en avais pas le souvenir ! J'ai commencé à réellement souffrir.
Les jeudis, les visiteurs venaient, ils me jetaient des choses sur le visage, me tapaient, les prisonniers me menaçaient en m'avertissant que je mourrais si je répliquais. J'étais humilié j'acceptais n'importe quelle souffrance. J'observais les prisonniers qui se changeaient pour recevoir leurs visites, et moi je n'en avais pas. J'ai commencé à beaucoup maigrir, je devenais jaune. Un des garçons qui étaient dans ma cellule m'a dit :
- Je te trouve étrange, tu es trop jaune, je crois que tu es malade
- Je ne suis pas malade, les maladies ne peuvent pas m'atteindre j'ai le corps "fermé"
- Si ton corps était "fermé" alors crois moi il s'est "ouvert", tu es trop maigre et jaune
Un autre prisonnier a dit :
- Il doit avoir le SIDA
Il a appelé le gardien
- Envoyez ce jeune homme faire des examens, s'il a le SIDA, il va nous contaminer
Au bout de 15 jours, le médecin a envoyé le résultat par le gardien, qui lorsqu'il est arrivé m'a demandé de prendre mes affaires car j'allais changer de cellule.
- Où est-ce que je vais ?
- Dans une unité médicalisée
- Pourquoi ?
- Tu as le cancer et tu vas mourir
J'avais tout perdu, et je perdais aussi ma vie. Lorsque je suis arrivé dans cette unité, j'ai vu 3 corps qu'on transportait pour l'enterrement, ces personnes n'avaient pas de familles et elles étaient enterrées dans le terrain même de la prison. J'ai commencé à maigrir très rapidement. Je n'avais plus d'appétit, plus de force pour marcher. Je touchais ma tête et mes cheveux tombaient. Un jour j'ai entendu un chrétien prêcher dans la prison. Je me suis demandé :
- Est-ce que le Dieu des chrétiens existe vraiment ? S'il existe, pourquoi m'a-t-il fait ça ?
Je n'avais même pas d'amis. Les gens qui venaient me voir, venaient pour des consultations et pour le travail que je faisais, mais je n'avais pas d'amis. Et tout le monde m'a abandonné dans la prison.
J'étais seul, à 18h j'ai reçu une visite. C'était un gardien qui me détestait. Il enlevait ma perfusion et me donnait des coups dans le ventre, tous les jours à 18h. Chaque fois que je le voyais, je fermais les yeux et je tremblais. J'ai commencé à m'interroger, je me demandais pourquoi j'en étais arrivé là. Tous les autres prisonniers qui avaient commis des crimes importants avaient quand même des familles, pas moi.
Un jour une femme est arrivée, c'était le jour de visite. Je trouvais que cette femme me ressemblait, elle avait les mêmes traits de visage que moi, je l'ai regardée en me demandant si cette femme faisait partie de ma famille.
La femme allait de lit en lit à la recherche de quelqu'un, moi j'étais content, je me suis dit qu'elle venait peut être pour moi, à un moment elle a regardé vers moi. J'étais rempli de joie, j'avais une grande espérance en moi. Elle s'est approchée, elle a parlé, mais à son fils qui était dans le lit voisin. Elle a porté son fils dans ses bras, elle l'a embrassé, il était dans un état pitoyable, elle avait des mots de maman envers lui, des mots d'amour.
Ces mots me faisaient envie, j'ai commencé à pleurer. J'avais un désir si grand d'avoir une maman. Elle avait des mots si gentils, si doux, j'écoutais ce qu'elle disait à son fils et cela m'a apporté tant de joie.
A l'heure où les visites s'achevaient, je me suis dit que j'allais toucher sa main et qu'elle aurait certainement des mots gentils pour moi aussi. Les cancéreux n'ont pas de force, ont dirait que les os sont moues, il faut faire beaucoup d'efforts pour bouger les doigts. J'ai fait beaucoup d'effort pour lever ma main. Lorsqu'elle est passée, j'ai lancé ma main vers la sienne. Elle me trouvait très jeune, son fils lui a vite dit : c'est le macumbeiro de Recife !
Alors que j'avais pris sa main pour entendre les mots d'une mère, elle a tapé ma main :
- Espèce de macumbeiro ! Mon fils est innocent, mais toi tu dois mourir et descendre dans les profondeurs de l'enfer !
C'était une dame âgée, qui avait sorti des mots si gentils à son fils et des malédictions pour moi, j'ai pleuré et j'ai compris que tout le monde me détestait, je voulais mourir. Lorsque le gardien est arrivé encore fois pour me battre, je l'ai regardé et je lui ai demandé de me tuer une bonne fois pour toutes :
- Je préfère te tuer à petit feu, tu dois savoir ce qu'est une punition
- Finis-moi s'il te plaît
- Tu vas encore beaucoup souffrir, tu vas manger le pain que le diable a pétri (expression brésilienne signifiant que « tu vas beaucoup souffrir »).
Il a continué à me donner des coups, tous les jours. Je regardais les prisonniers et j'enviais leurs familles, j'étais un jeune de 20 ans, condamné par la société, condamné pour l'enfer. Il y' avait pourtant quelqu'un qui ne m'avait pas oublié. Lorsque ma mère m'avait perdu, elle avait dit à ma sœur aînée :
- On va faire une campagne de prière, pour que ton frère revienne
Après 18 ans, ma sœur a dit à mère :
- Si mon frère était vivant, il serait déjà là, à son âge il saurait rentrer à la maison, mon frère est sûrement déjà mort, je ne vais plus prier pour lui, j'espère que tu comprends. Je te demande également d'oublier, il est mort, les gens l'ont déjà oublié, tu dois aussi oublier.
Ma mère m'a raconté qu'elle a pleuré, qu'elle a embrassé ma sœur, et lui a dit :
- Ma fille, Dieu te donnera beaucoup de santé, il te donnera aussi le temps de voir ton frère et de l'embrasser. Lorsque Dieu fait une promesse, il est fidèle dans ses paroles.
Personne ne pouvait voler sa foi ni son espérance. Mes sœurs la critiquaient, mais chaque fois qu'elle en avait l'occasion dans l'église elle disait toujours :
- Un jour vous verrez mon fils ici, prêchant la Parole de Dieu !
De mon côté, j'étais mourant, je n'avais plus de cheveux, ma peau pelait, les blessures de mon corps ne guérissaient pas, je mourrais.
Un gardien âgé un jour est venu me voir, il m'a dit :
- Tu es trop jeune pour souffrir comme ça, je vais t'aider
Je me suis ouvert à cet homme, croyant qu'il m'aiderait. Je lui ai dit que j'avais très mal au bras droit, au bras gauche et aux jambes, tout mon corps me faisait mal
- Je vais t'aider, tu ne ressentiras plus aucune douleur
Il est parti. Au bout de 3 jours cet homme revient, il me dit :
- J'ai trouvé le remède pour t'aider
Il s'est mis à parler au directeur de la prison :
- Directeur, ce jeune homme n'a pas de parents, il souffre, il n'arrive même pas à aller aux toilettes, permettez qu'on lui donne l'injection de la miséricorde
C'était l'injection qui mettait fin à la vie des cancéreux. Cet homme qui était mon espoir, est entré avec cette corde qui attache le futur mort, afin qu'il ne réagisse pas. Dès que je l'ai vu, je me suis mis à pleurer et à trembler. Je les avais déjà vus tuer plusieurs personnes dans cette unité. Lorsqu'il s'est approché de moi, je lui ai dit :
- Tu as dit que tu allais m'aider, tu ne vas pas m'aider, tu vas me tuer. Ne me fais pas ça s'il te plaît, laisse moi vivre, je vais changer, je serai un homme bon
- Il n'y a plus de solutions pour toi, la seule solution c'est la mort
Il a commencé à m'attacher. Je l'ai regardé, j'ai regardé dans ses yeux, je lui ai dit :
- J'ai 20 ans, laisse-moi vivre
- Il n' y a plus de solutions pour toi
Il m'a injecté le poison, ce qui a commencé à changer mon sang en eau, j'ai senti une douleur si forte. A ce moment j'ai vu l'Exu Caveira, et il m'a dit :
- Je vais prendre ton âme avec moi, tu vas me connaître, tu vas voir comment je suis en réalité
A ce moment là, j'ai su que je mourrais, j'ai serré mes poings et j'ai dit :
- Je ne vais pas mourir, je ne veux pas mourir
Le gardien a vu que je ne mourais pas vite, il m'a injecté une autre dose. Je lui ai demandé à nouveau de ne pas faire cela. Il m'a injecté le poison. Mon sang s'est liquéfié, mon corps s'est paralysé, tout d'un coup je me suis vu debout. Mon corps était couché, mon esprit était sorti de mon corps, à ce moment là, j'ai entendu un bruit derrière moi, quelqu'un gémissait. Lorsque je me suis retourné, j'ai vu un trou qui m'attirait comme un aimant. J'ai compris que j'étais mort et que mon esprit allait en enfer. A ce moment là, ce trou a absorbé mon esprit en l'attirant vers lui. Je peux vous dire que l'esprit de l'homme se souvient de tout ce qu'il a fait.
Lorsque mon esprit à été happé dans ce trou, je suis tombé dans le désespoir, et je me suis dit que je voulais une chance, une opportunité, mais c'était trop tard. Tout était fini.
Pendant que j'étais happé encore, je regardais autour de moi, il faisait si sombre, une obscurité effroyable, Je ne voyais personne, rien ni personne. J'avais compris que ce n'était pas encore l'enfer, mais que j'y allais. J'étais rempli de désespoir, je souhaitais une petite chance, une petite opportunité pour être quelqu'un de différent. A ce moment là, j'ai entendu une voix, très forte, cette voix grondait :
- Dieu, ô Dieu, je ne sais pas où est mon fils, mais va à son encontre mon Dieu, ramène-moi mon fils, où qu'il soit, ramène-le dans mes bras !
Tout de suite j'ai reconnu cette voix, ma mémoire s'est réveillée et je me suis souvenu de ma mère ! Elle ne m'avait pas oublié, elle ne m'avait pas abandonné, elle a prié sans cesse pour moi sans même savoir ce que je devenais, elle clamait pour ma vie.
Ma mère clamait au Dieu de victoire, au Dieu de la gloire. A ce moment, ma mère a de nouveau crié :
- Dieu ! Ramène mon fils !
Alors que mon âme se dirigeait vers l'enfer, un homme est apparu, et lorsqu'il est apparu, l'endroit est devenu lumineux. Il avait des vêtements resplendissants, et j'ai demandé :
- Qui est-ce ?
Il m'a regardé et ses lèvres ne bougeaient pas mais sa voix sortait :
- Je parle au nom du Dieu de ta mère, qui est à l'origine de la vie, je t'ordonne maintenant, esprit, de rentrer dans ton corps !
Mon esprit est revenu dans mon corps, il était 7h du matin. J'ai cru que j'avais vécu un mauvais rêve. Mais lorsque j'ai ouvert les yeux, j'étais dans un sac. Un sac mortuaire dans lequel on enterrait des indigents. Lorsque le gardien est venu prendre les sacs, il les a d'abord vérifiés et lorsqu'il a ouvert le mien, j'ai ouvert les yeux et il a crié :
- Le jeune homme est vivant !
Celui qui m'avait injecté le poison a dit :
- Non, il ne peut pas être vivant, je lui ai donné 2 doses
- Il est vivant je te dis, il bouge !
Alors le gardien s'est approché de moi, il m'a touché et a vu que j'étais vivant, il a secoué la tête et m'a demandé ce qui c'était passé :
- Le Dieu de ma mère m'a renvoyé vers la vie !
Mes frères vous avez un Dieu qui est le Dieu de l'impossible. N'abandonne pas tes rêves, N'abandonne pas, rien n'est perdu. Ton Dieu est vivant pour te donner la victoire selon sa Volonté. Le gardien a dit :
- Laissons-le, il va de toute façon mourir dans quelques jours
Je me suis dit :
- Dieu de ma mère, envoie-moi quelqu'un ici, je veux devenir chrétien.
Le jeudi, l'homme qui vient évangéliser a dit :
- Quelqu'un ici veut accepter Jésus ?
J'ai levé la main et il a dit
- Jeune homme, tu veux accepter Jésus ?
- Oui, je le veux !
J'ai levé mes mains et il a mis les siennes sur ma tête et pendant qu'il priait, Dieu m'a baptisé à cet instant par le Saint Esprit. J'ai vécu un miracle, j'ai été guéri de mon cancer. Je me suis levé. J'ai passé 4 ans et 6 mois en prison, puis on m'a relâché et le pasteur de la prison a dit :
- Où vas-tu aller puisque tu n'as pas de famille ? Veux-tu venir chez moi ?
- Oui, je le veux bien
- J'ai une petite pièce où je garde quelques outils, je vais la nettoyer et tu habiteras là jusqu'à ce que tu trouves un travail, ou que tu retrouves ta famille
Je lui ai raconté tout mon vécu, et je lui ai dit que j'ai une mère mais je ne me souviens plus de son nom, je sais simplement qu'elle existe. Nous sommes allés à la maison de cet homme. Lorsque c'était le jour des mères et le jour des pères, j'étais très triste, le pasteur m'embrassait et me disait qu'il était mon père. Il était en effet comme un père et sa femme comme une mère pour moi, mais ils n'étaient pas mes vrais parents. Je voulais voir mes vrais parents.
Le pasteur m'a enseigné la prière, et il m'a dit :
- Je vais t'emmener dans un mont pour prier, sur la montagne, tu vas parler avec Dieu
Je suis allé au mont, mais par curiosité, car les gens disaient que là bas, les feuilles prenaient feu lors des prières.
Je suis arrivé et j'ai vu plusieurs chrétiens qui priaient, certains sautaient et criaient de joie je me suis dit qu'ils étaient tous fous.
J'ai commencé à trouver tout cela étrange et bizarre, il y'avait beaucoup de feu et les chrétiens criaient, dansaient, je les observais et je trouvais cela finalement très intéressant.
Ce qui m'a le plus attiré l'attention c'était un jeune homme tout maigre qui était sur une pierre et qu'il ne lâchait pas en priant dessus. Il était minuit lorsque nous sommes arrivés là bas et ce jeune homme n'est parti qu'à 5h du matin. Lorsqu'il s'est levé, je suis allé le voir, je lui ai demandé pourquoi il n'avait pas quitté cette pierre. Il m'a dit que depuis la première fois qu'il avait prié dessus, Dieu lui a accordé tout ce qu'il avait demandé : un mariage, un travail, etc.
Je lui ai demandé si je pouvais prier aussi dessus, il m'a dit bien sûr. Je suis revenu le samedi, le dimanche, le lundi, le mardi, je priais dessus et je disais à Dieu :
- Laisse moi-voir ma mère, laisse-moi l'embrasser, laisse-moi sentir ma maman, Dieu, je veux voir ma mère s'il te plaît.
/image%2F0551142%2F20260713%2Fob_6b3c94_images.jpeg)
/image%2F0551142%2F20260713%2Fob_365523_diacono-ora-angra-metralhadora-witzel.jpg)
/image%2F0551142%2F20260713%2Fob_aa7281_images-1.jpeg)
/image%2F0551142%2F20260713%2Fob_a1b246_capture-d-e-cran-2026-07-13-a-13.png)
/image%2F0551142%2F20260713%2Fob_5a7080_2015082643617.jpg)
Illustration des chrétiens brésiliens qui vont prier/crier/pleurer à Dieu, seuls ou en groupe sur des collines et des montagnes, de jour comme de nuit.
Je ne faisais que demander cela, c'était un désir profond de mon cœur. Un jour sur ce mont, alors que je priais encore, Dieu a utilisé un jeune garçon pour me parler, ce garçon a prophétisé :
- Mon fils, je vais te faire une surprise, qui va contenter ton cœur et ton âme !
Je ne savais pas quelle était cette surprise annoncée par cet enfant. Le pasteur chez qui je vivais avait une voiture, il a vendu sa propre voiture pour aller chercher ma famille à Recife. Je ne connaissais le nom de personne. Nous n'avons rencontré personne. Lorsque nous étions sur le point de rentrer, nous avons croisé le pasteur Isaac Martins. Le pasteur Isaac lui a demandé de rester un peu plus longtemps, car il y avait un évènement d'une sœur.
- C'est l'anniversaire d'un cercle de prière de l'Assemblée de Dieu (ADD), seront présentes les sœurs en Christ de toute la région, viens avec ce jeune homme, peut être que quelqu'un va le reconnaître et qu'un miracle se produira.
- Sait-il prêcher ?
- Non, il ne sait même pas lire, il va juste donner son témoignage oralement, c'est un témoignage très édifiant.
- Emmène-le, on le fera participer au congrès.
Le pasteur est venu me voir et m'a demandé de me préparer car samedi je devrais prêcher et raconter mon témoignage dans un grand congrès à Recife. Je me suis mis à prier et à jeûner et malheureusement pendant ce moment je me suis disputé avec le fils du pasteur. Le fils du pasteur était jaloux du traitement que son père avait envers moi, nous nous sommes disputés et ça a fini en bagarre. Nous nous sommes roulés par terre et à la fin de la bagarre il m'a dit :
- Je ne veux plus te parler !
Dans la région du Nordeste, lorsque quelqu'un est fâché il croise deux doigts et demande à l'autre de couper, si on coupe alors on ne se parle plus. Il a croisé ses doigts et j'ai coupé, nous étions donc "en froid".


Sauf que, je me suis souvenu que c'était lui qui lisait la Bible pendant que je parlais, je dépendais de lui.
Samedi matin le pasteur est venu me voir et m'a demandé de me préparer car Recife était à 200km, j'étais mal, car j'étais en froid avec la personne qui devait me lire mes versets bibliques. Il fallait que je lise le Psaumes 23.
J'ai donc essayé de lui parler, je suis passé à côté de lui, esquissant un salut, il n'a pas répondu, j'ai recommencé, il ne répondait pas. Je me suis souvenu qu'il aimait beaucoup le "sacolé", ce sont des glaces à l'eau ou au lait, faites maison, dans un petit emballage plastique.

J'ai couru acheter 5 "sacolés" dont 2 à la noix de coco qu'il aimait le plus. Arrivé à la maison je suis passé devant lui et je lui ai proposé un sacolé, il a pris. Lorsqu'il a fini je lui ai sorti un autre sacolé et ainsi de suite, puis il m'a dit :
- Toi ... tu veux quelque chose
- Je voulais te demander pardon, tu es le seul frère que je connaisse
Nous avons pleuré ensemble il m'a embrassé et nous nous sommes pardonnés. Je lui ai demandé de me lire la Bible et là il m'a dit :
- Ahhh, c'est pour ça en fait
- Oui un peu
Il a pris la Bible et m'a demandé qu'elle était le thème que je voulais, je lui ai dit que c'est Psaumes 23:1. Il m'a dit que c'était un verset très facile,
- "Le Seigneur est mon berger je ne manquerai de rien"
- Oui, mais quand je serai devant les gens, je pourrais devenir nerveux et oublier
Le pasteur est revenu me demander d'être prêt et nous sommes partis. Sur la route je répétais sans cesse ce verset pendant les 200km. A notre arrivée, il y' avait du monde ! Le cercle de prière était immense, cette multitude de sœurs toutes habillées en bleu.
/image%2F0551142%2F20260713%2Fob_165947_images-2.jpeg)
illustration
Je me suis approché du pupitre, j'étais intimidé par ces gens qui avaient des grosses Bibles dans leurs mains. J'avais peur de m'approcher d'eux, j'avais peur qu'ils découvrent que je ne savais pas lire. Mes jambes tremblaient. J'ai répété le verset en chuchotant pendant une trentaine de minutes lorsqu'une femme s'est mise à me regarder. Elle me fixait longuement, je me suis dis que cette femme me regardait trop, elle avait dû remarquer que je chuchotais depuis un moment. J'ai mis ma main sur la bouche, toujours en récitant le fameux verset.
La femme me regardait toujours, je me suis levé pour aller aux toilettes et cette femme m'observait encore. Je me suis dit, si cette femme était plus jeune, j'aurais cru qu'elle me draguait, mais là c'était un peu bizarre. A mon retour, la femme me regardait encore, et là j'ai commencé à avoir peur, car à Recife, nous avons cette tradition à l'église qui veut que les gens qui portent un péché actif en eux, ne peuvent pas se permettre de prêcher.
/image%2F0551142%2F20260713%2Fob_51cc7a_capture-d-e-cran-2026-07-13-a-13.png)
/image%2F0551142%2F20260713%2Fob_436112_images-3.jpeg)
/image%2F0551142%2F20260713%2Fob_e32d43_capture-d-e-cran-2026-07-13-a-13.png)
Illustrations
Parmi les membres du cercle de prières il y'avait des prophétesses et elles savaient quand quelqu'un avait quelque chose à cacher. Elles l'obligeaient donc à descendre du pupitre et à confesser le péché !
Je me suis dit que Dieu ne m'avait pas encore pardonné, car la femme avait dû voir le péché en moi, Dieu le lui avait révélé, j'avais très peur.
Cette sœur me regardait et je fuyais son regard en demandant à Dieu d'avoir miséricorde.
- Dieu s'il te plaît miséricorde, épargne moi cette honte s'il te plaît
A mon tour de prendre le micro, j'ai enfin cité le verset :
Le Seigneur est mon berger, je ne manquerai de rien.
Lorsque j'ai dit cela, la femme s'est levée et a explosé en disant des mots en langues !!!
Là, je me suis dit : Dieu vient de tout lui dire, je suis foutu !
J'ai commencé à bégayer et la femme s'est encore levée, elle était la seule habillée de blanc et a avancé vers moi. Je me suis dit : " Jésus, miséricorde"
Je mourais de peur. J'ai demandé à Dieu de ne rien révéler car j'avais très peur. Je me suis dit que Dieu allait me maudire à travers cette femme, j'avais honte pour moi et j'avais honte pour le pasteur qui m'avait emmené là bas. Cette femme était à quelques centimètres de moi et m'a dit :
- Jeune homme j'aimerais te poser une question, je ne peux pas te laisser finir ton témoignage, il faut que tu me répondes maintenant !
L'église était silencieuse, tout était arrêté, aucune mouche ne volait.
Cette femme était prophétesse de Dieu ! L'église savait qu'une prophétie pouvait sortir d'elle, alors tout le monde s'est arrêté pour entendre la prophétie.
- Jeune homme, as-tu un bouton poilu sur ton dos ?
- Oui, c'est le cas
- Sur ton pied gauche, as-tu une tâche de naissance ?
- Oui, comment savez-vous cela ?
- Jeune ... homme ... as-tu ... une mère ... ? (en pleurant)
- Non je n'ai pas de mère
- Sais-tu pourquoi je sais ces choses ?
- Non
- C'est toi que j'ai perdu ...tu es mon fils ... hier matin Dieu m'a dit : "Ma fille, ta souffrance est finie demain je t'emmènerai ton fils" et Dieu t'a emmené, mon fils !
J'ai trouvé cela bizarre, car ma mère était blanche de peau, et je suis plutôt foncé. Je lui ai demandé
- Mais pourquoi es-tu blanche ?
- Tu es foncé comme ton père, lorsque je t'ai vu aller boire de l'eau j'ai vu que ta démarche était identique à celle de ton père, tu parles exactement comme ton père, tu es mon fils et Jésus t'a ramené !
Mon frère, Dieu te redonnera tout ce que tu as perdu, le diable ne peut pas garder ce qui t'appartient indéfiniment. Dieu est là et Il est fidèle. J'ai embrassé ma mère et elle a ensuite pris le micro. Elle a dit à l'église :
- Eglise, lui c'est mon fils, celui que j'ai toujours dit qu'il reviendrait !
Ma mère était très très vieille, mais elle avait force et santé. Elle m'a dit :
- Allons à la maison ça fait plus de 20 ans que ton père ne me parle plus à cause de toi.
Lorsque nous sommes arrivés, elle a frappé à la porte, mon père a demandé qui c'était, elle a dit « C'est moi »
Mon père avait toujours la haine envers ma mère et comme ils ne se parlaient plus, il a demandé
- Qu'est-ce que tu veux ?
- Tu as de la visite (il était 22h30)
- Ce n'est pas l'heure de visite, on ne vient pas chez les gens à cette heure-ci, demande à cette personne de revenir demain
Ma mère s'est mise à pleurer et a dit :
- Cette visite est très importante, ouvre la porte
Mon père était inquiet car ma mère pleurait, or, ma mère était une femme qui ne pleurait jamais. Il a ouvert la porte. Lorsqu'il a ouvert la porte, je l'ai regardé et je me suis vu plus âgé ! Mon père m'a regardé et m'a dit qu'il avait l'impression de se voir plus jeune. Il s'est mis à pleurer et a regardé ma mère :
- C'est lui ?
- Oui c'est lui
Mon père a couru m'embrasser, et il a dit :
- Mon fils ma vie était finie, j'ai perdu la joie de vivre et ta mère me disait toujours qu'un jour tu allais revenir, et tu es revenu !
Mon père a tellement pleuré, il a reconnu que Dieu existe et qu'il est fidèle. Il est allé voir le pasteur et lui a dit qu'il voulait redevenir chrétien. Ma mère a téléphoné à ma sœur aînée, elle a couru à la maison pensant qu'il s'était passé quelque chose avec mon père.
- Ma fille vois-tu ce jeune homme là bas, c'est ton frère !
On a pleuré et on s'est embrassé. Elle m'a demandé pardon, car elle avait arrêté de prier pensant que j'étais mort. Dieu est Dieu, croit en ce qu'il promet car il est fidèle, véritable et juste.
NOTE 2026 :
Si vous n'avez pas lu ce témoignage et que vous ne connaissez pas le récit de la vie d'Aldo, après l'avoir lu, il est TRES important de cliquer sur ce lien car la suite est extrêmement perturbante :
Mise à jour importante sur l'un des témoignages du blog ! (Dernière mise à jour août 2022)

/image%2F0551142%2F20210313%2Fob_66cdf3_capture-d-ecran-2021-03-13-010042.png)
/image%2F0551142%2F20260711%2Fob_700383_capture-d-e-cran-2026-07-11-a-21.png)
/image%2F0551142%2F20210313%2Fob_6b1e1f_capture-d-ecran-2021-03-13-010413.png)
/image%2F0551142%2F20210313%2Fob_9a3519_capture-d-ecran-2021-03-13-010553.png)